Pesticides : Oasis Réunion interpelle le préfet et la DAAF

Oasis Réunion interpelle le préfet et la DAAF quant aux quantités de pesticides dans les cultures réunionnaises. L'association qui prône une agriculture agro-bio-socio-écologique demande à terme l'arrêt du pétrochimique et la transformation du modèle agricole réunionnais.
A lire aussi : La Réunion, leader national en consommation de glyphosate
"Nous sommes hélas, triste trophée, parmi les meilleurs utilisateurs si on prend aussi en compte notre SAU. Nous sommes dans une impasse et il est urgent pour la population réunionnaise que nous puissions interpeller le Préfet et le DAAF. Voir les fournisseurs eux-mêmes de ces produits hautement toxiques pour toute notre biodiversité. Humains y compris bien sûr", indique Yvette Duchemann, de Oasis Réunion, avant de poursuivre :
"À ce jour, nous demandons à M. Le Préfet et au DAAF de nous rassurer sur le bon dosage de ces produits, le bon contrôle de l'épandage avec la traçabilité des traitements. Nous attendons leur réponse . Nous voulons bien sûr nous nourrir, c'est vital. mais quel est le prix à payer ?
Quand mettra-t-on en œuvre l'agroécologie à La Réunion, c'est possible dans d'autres pays à côté de chez nous, l'Inde par exemple.
Resterons-nous soumis aux lobbies mondiaux ?"
L'utilisation des pesticides, "des choix politiques"
L’association souhaite réunir les acteurs de la filière autour des problématiques liés à l’emploi des pesticides et entend avertir les consommateurs :
“Nous redemandons donc formellement une réunion avec toutes les institutions concernées et bien sûr avec les consommateurs pour les éclairer, consommateurs qui nous l'espérons, au fur et à mesure sont en train de devenir des consommacteurs".
Pour l'association, des alternatives existent, mais les usages restent avant tout “des choix politiques” qui incombent aux agriculteurs.
“A ce jour et rapidement, comment fait-on pour avoir un Cirad qui pourra nous apporter des alternatives au pétrochimique? La Région se soucie-t-elle de ce besoin vital puisqu'elle reprendra la compétence agriculture sous peu. Et le Département : en a-t-il suffisamment conscience ? Bien sûr il existe des alternatives à La Réunion.
Exemple ERCANE, l'ARMEFLHOR, Coccinelle, notre savoir agricole empirique, etc.
Ces initiatives sont mal connues et peut-être mal accompagnées institutionnellement. Nous devrions avoir une meilleure visibilité de leur recherche et de leurs propositions”.


