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Paul Dubourg, un grand Saint-Paulois

Ecrit par zinfos974 – le jeudi 29 décembre 2016 à 09H45

Je n’oserais affirmer que Paul Dubourg fut un humaniste ce mot est souvent galvaudé. Dans le courant des années quatre vingt, je rencontrais cet homme ordinaire par le biais d’une association qu’il avait créée avec d’autres concernant la parapsychologie. L’annonce était parue dans la presse et je ne me faisais guère d’illusion sur la finalité de cette association. Je n’étais pas loin de penser qu’il s’agissait d’un repère pour adeptes de superstitions diverses. Or une première rencontre avec l’intéressé dans un snack à la rue de Poivre me permis de découvrir que l’objectif de la petite association était d’éclairer nos contemporains sur toutes sortes de sciences occultes et leurs représentants.Les charlatans, marabouts de divers ordres, fakirs modernes devaient commencer à trembler.  Pour revenir à la parappsychologie, le dictionnaire Larousse nous indique qu’il concerne l’étude des aptitudes humaines paranormales. Quoi de plus normal. 

Paul Dubourg à travers sa profession était amené à fréquenter la population, à partager parfois leur condition de détresse. A l’époque il était enquêteur au service de l’habitat social, ce qu’il rencontrait dans ses visites n’égalait en riend la situation de logement actuelle. Il connu les cases en paille, les cases en bois sous tôles, la prosmicuité, les familles nombreuses, les toilettes « turques »…Cet homme ordinaire avait vu la ville se developper sous l’ère du sénateur-maire Paul Bénard. Un élu rigoureux, un tantinet rude, anti-communiste notoire, qui avait fait du bien en faveur de sa commune aux dires de beaucoup de citoyens. Il avait succédé à une autre éminence d’un autre bord politique, Evenor Lucas. 

Toujours souriant, d’un  commerce facile, P. Dubourg nous avait parlé de son expérience à Madagascar dans les années 50-60, dans la brousse et du système D souvent déployé pour venir en aide aux populations déshéritées. Ses talents de «soignant » étaient bienvenus.

Paul possédait un atout que l’on retrouve souvent chez les hommes de bonne volonté, il ne mènait pas la course pour la popularité. Il me disait parfois, « parlez de tel sujet, mais vous n’avez pas besoin de moi ». 

Il évoluait dans la discrétion surtout dans un univers où les maitres authentiques sont rares. 

Au début des années 2000 je revins le voir à son domicile à la Cité Panon, pour lui remettre un microphone. Par le biais de sonassociation il l’avait acquis avant de le mettre entre mes mains de jeune journaliste. A la fin d’une carrière particulièrement rempli, le retraité de l’habitat social de Saint-Paul n’avait pas besoin de cela, mais il me tenait à cœur de lui restituer cet appareil.

Je ne crois pas trahir sa mémoire en estimant que Paul Dubourg appartenait à un petit cercle de saint-paulois de bonne volonté dans lequel on retrouvait les Bostral, Louisin…liste non exhaustive. Tous héritiers du grand Leconte de Lisle. 

Jean-Régis Ramsamy

 

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