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Pas de trésor du pirate La Buse dans la ravine à Malheur selon les analyses en laboratoire

Ecrit par T.L. – le jeudi 12 décembre 2024 à 05H56
Cyrille Lougnon.

Les prélèvements envoyés au laboratoire de géologie de Lyon par la Direction des affaires culturelles concluent à l’absence d’aménagement anthropique sur le site désigné par Cyrille Lougnon comme possible cache du trésor de La Buse. Mais en l’absence de forage ou de carottage, le chercheur de trésor estime que sa théorie demeure crédible. Et envisage d’obtenir l’autorisation de procéder aux fouilles par ses propres moyens.

La déception est forte, mais Cyrille Lougnon fait front et assure qu’il n’abandonne pas. Dans un courrier daté du 10 décembre, la Direction des affaires culturelles (Dac) a informé l’auteur et chimiste de formation qu’elle ne donnerait pas suite à sa demande de réalisation de fouilles archéologiques sur un site de la ravine à Malheur dont il pense qu’il abrite le trésor du pirate La Buse.

Dans son ouvrage Olivier Levasseur dit La Buse, piraterie et contrebande sur la route des Indes au XVIIIè siècle, Cyrille Lougnon avait détaillé sa théorie selon laquelle le célèbre pirate aurait caché une partie du butin de La Vierge du Cap sur un versant de la ravine à Malheur, à la Possession.

Lire aussi : Cyrille Lougnon affirme avoir débusqué le trésor du pirate La Buse

Une théorie contestée par de nombreux spécialistes de l’histoire de La Buse, et à laquelle n’a jamais paru souscrire le Service régional de l’archéologie (SRA), qui s’est déplacé à deux reprises sur le site en mai 2023 puis en mai 2024, cette fois en présence de Cyrille Lougnon qui avait été convié par la Dac. Des prélèvements avaient été effectués, puis envoyés pour analyse au laboratoire géologique de Lyon.

« La visite a été l'occasion de rappeler que les résultats des diverses expertises archéologiques conduites depuis 2023 étaient négatives, de même que les premières analyses concluant à des phénomènes naturels », relève le courrier signé de la directrice de la Dac Josée-Marie Lo Thong.

« Ni cairn, ni ouvrage mégalithique »

« Sur site, vous avez confié à la DAC les « pierres chaulées », qui seraient des pierres liées par du mortier de chaux faisant partie de la construction originale du cairn par le pirate », poursuit Josée-Marie Lo Thong.

La directrice de la Dac ajoute : « Les différentes expertises du site conduites par le SRA depuis 2023, de même que les analyses du laboratoire de l'Université de Lyon 1 sont convergentes. Le site de La Ravine à Malheur ne comprend aucune trace d'aménagement anthropique : ni « cairn », ni ouvrage mégalithique. Si les pierres tabulaire, ovoïde et en forme de crâne ont bien été repérées, elles ne présentent pas de particularité et font partie sans aucun doute possible d'un éboulis de pente. »

Pour Cyrille Lougnon, l’absence de forage et de carottage réalisés sur le site ne permettrait pas de contester indubitablement sa théorie. Se basant sur le rapport du laboratoire géologique de Lyon qui lui a été remis en main propre par la Dac, il explique que les échantillons prélevés aux abords du site, et non à l’intérieur du sol, ont pu être altérés par le temps ou ramenés par des visiteurs. Et ne seraient donc pas significatifs.

Toujours habité par son intime conviction, Cyrille Lougnon songe désormais à convaincre un archéologue de mener les fouilles, après autorisations en bonne et due forme des services de l’État et du Conservatoire du littoral. Pour mener à bien cette mission, le chercheur de trésor envisage la possibilité d’être financé par des mécènes.

Etiquettes : Trésor de la Buse

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