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Parents de Carl Davies: « Pour les gens qui l’ont tué, la vie n’a pas de prix »

« Je suis innocent, je suis fatigué. Je suis désolé pour la famille mais refaite votre enquête ! ». Ces mots de Vincent Madouré ont eu le don d’agacer les proches de Carl Davies, au troisième et dernier jour d’un procès en appel qui a été pénible pour l’ensemble des acteurs. « J’écoute ce qui se dit. C’est […]

Ecrit par R.Labrousse - L.Grondin – le vendredi 17 mai 2019 à 17H44

« Je suis innocent, je suis fatigué. Je suis désolé pour la famille mais refaite votre enquête ! ». Ces mots de Vincent Madouré ont eu le don d’agacer les proches de Carl Davies, au troisième et dernier jour d’un procès en appel qui a été pénible pour l’ensemble des acteurs.

« J’écoute ce qui se dit. C’est cruel. Ce n’est pas une chose, c’est mon fils ! Ma fille n’est pas venue cette fois. Elle ne peut supporter la douleur (de cette disparition). Parfois j’ai envie de mourir, de ne plus être ici. Ce qui me fait tenir debout : c’est de rester pour mon mari, ma fille. C’était mon bébé c’était mon fils, c’était moi ! » tient à partager la maman de Carl Davies, Carla. 

A ses côtés, son mari Andy dresse le portrait d’un enfant bien éduqué et qui s’était mis au service des forces spéciales britanniques. 

« Nous avons veillé à ce qu’il soit correct et honnête »

« C’est la deuxième fois que nous venons ici à La Réunion. Nous avons toujours été accueillis avec amitié, je ne souhaite pas dire de mal de l’île mais mon fils est tombé sur les mauvaises personnes. Nous avons veillé à ce qu’il soit correct et honnête. Il était dans un corps d’élite de l’armée britannique. Il a appris à être correct avec des gens corrects », décrit-il la personnalité de son enfant. 

« Depuis sa mort, notre vie a complètement basculé », ajoute-t-il. C’est extrêmement pénible de réentendre les circonstances de la mort de notre fils. Vous parlez de cadavre mais en Angleterre, nous dirions un corps, pas un cadavre, même si je sais que nous avons des cultures différentes, mon fils n’était pas un cadavre ! Notre vie a complètement changé. Nous avons dû vendre notre maison pour continuer. D’un coup, nous n’étions plus les parents de Carl mais les parents dont le fils a été tué », témoigne-t-il de cette dure épreuve. 

« Nous aussi nous sommes fatigués »

« C’est parce qu’il a voulu protéger sa liberté qu’il a perdu la vie. Pour les gens qui l’ont tué, la vie n’a pas de prix, alors que la vie de mon fils avait un prix. Eux, ils sont là, ils tuent mon fils, ils font les malins et c’est moi qui doit m’excuser pour les avoir traités d’assassins. Nous ne sommes pas venus ici pour nous venger mais pour connaître la vérité sur la mort de notre fils. Je crois que ce n’est pas trop demandé ! Nous aussi nous sommes fatigués. Nous aussi nous en avons marre, marre de ne pas savoir. Le plus fatiguant est d’être sans notre fils. Notre vie a été complètement bouleversée. Nous sommes là aujourd’hui pour lui, pour dire que nous sommes avec lui. Je ne peux pas arrêter d’être en colère », livre le père de Carl Davies.

 

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