"On nous a déjà volé le 20 Décembre" : les syndicats veulent sauver le 1er mai

À La Réunion comme dans de nombreuses régions de l’Hexagone, un rassemblement se tenait ce vendredi contre la proposition de loi portée par l’ancien Premier ministre Gabriel Attal visant à autoriser le travail le 1er mai dans certains commerces.
C’est une proposition de loi qui fait peur aux syndicats, mais sans doute aussi à de nombreux salariés. Ce vendredi 10 avril dans l’après-midi, le texte sur le travail autorisé le jour férié du 1er mai devait être débattu à l’Assemblée nationale, mais une manoeuvre rarissime sur le plan législatif vient finalement retarder l'échéance de l'examen de la proposition de loi. Les députés Renaissance, qui portent donc cette proposition, viennent d'annoncer à la surprise générale qu’ils rejettent leur propre texte afin d’"éviter des discussions sans fin et l’impossibilité de voter ce texte au final", comme vient de le justifier la députée Renaissance Nicole Dubré-Chirat. L'objectif du groupe de l'ancien Premier ministre Gabriel Attal étant désormais de faire repartir leur texte vers une commission mixte paritaire.
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Déjà adoptée au Sénat, la proposition vise, selon Gabriel Attal, à autoriser le travail des salariés de petits commerces (boulangeries, fleuristes…) à travailler le 1er mai, jour de la fête des travailleurs dans de nombreux pays du monde. Mais selon les syndicats, cette entorse à ce jour férié symbolique masque d’autres visées, comme celle de permettre l’ouverture, via des dérogations, de certains grands commerces comme les supermarchés ou les animaleries.
Le 1er mai, symbole du travail dans la dignité
Ce matin, huit organisations syndicales se sont rassemblées devant la préfecture de Saint-Denis, en réponse à un appel national de mobilisation. Une façon de maintenir la pression sur les députés, même si sur notre île, six sur sept d’entre eux sont de gauche et devraient s‘opposer au texte. Une façon surtout d’alerter l’opinion publique sur cette entrave à une journée qui célèbre les luttes des travailleurs pour l’accès à la dignité ou aux congés payés.
« On nous a déjà volé le 20 Décembre », a prévenu le secrétaire général de FO Jean-Paul Paquiry lors de son intervention au micro, avant d’inviter la foule à ne pas laisser les députés marcher sur le symbole du 1er mai.


