'On ne détruit pas une vie impunément" estime la soeur de Christian Haemers

"Ce n’était pas un coup mortel" plaide Maître Catherine Moissonnier. L’avocate de Guillaume Bedani est la première à proposer l’acquittement "faute d’éléments matériels et intentionnels". Pour elle, impossible de prouver la participation active du conducteur du scooteur pendant l’agression de Christian Haemers. Elle évoque également le non-lieu prononcé pour Thierry R. dit "le Malgache" en affirmant: "On n'a aucune certitude sur qui a provoqué la mort de Christian Haemers".
Un point que ne manquera pas de souligner le bâtonnier Georges André Hoarau, en pointant du doigt les défaillances de procédure dans l’instruction du dossier. L’avocat de Dimitri Bodia fait le parallèle entre l’absence de certitude concernant ‘’le Malgache’’ et son client. Selon lui son "client regrette le coup qu’il a donné, mais il n’y a rien de mortel là-dedans".
Plusieurs zones d’ombre ont été abordées, notamment la disparition des CD d’enregistrement des auditions, la reconstitution rapide suivie de l’interrogatoire tardif. Des manquements dans la procédure sur lesquels s’appuie la défense pour plaider l’acquittement des deux accusés.
Le rapport de deux médecins légistes est également cité: les pompiers auraient découvert la victime aux trois quarts face contre terre alors que les accusés assurent l’avoir poussé vers l’arrière. L’élément le plus récurrent est sans doute la présence de sang sur l’oreille gauche de Christian Haemers, que Guillaume Bedani assure avoir vu.
Autant d’éléments troubles ne facilitant pas la tâche des jurés qui devront se prononcer au delà de tout doute raisonnable.


