Nouveau réseau Kar'Ouest : des bus plus fréquents et plus grands pour répondre à la saturation

Fréquences renforcées matin et soir, 500 vélos MobiOuest supplémentaires et un service Kar la nuit qui passe à 5 véhicules : le réseau de transport de l'Ouest passe à la vitesse supérieure. Irchad Omarjee pour la Semto et Emmanuel Séraphin pour l'intercommunalité dévoilent cette nouvelle organisation articulée autour de 114 véhicules et 67 lignes.
Ajustement des fréquences, augmentation du gabarit des bus, renforcement du service nocturne et déploiement de 500 vélos supplémentaires : le réseau de transport de l'Ouest réunionnais entame une nouvelle phase. Portée par un investissement annuel de 32,5 millions d'euros du Territoire de l'Ouest, cette restructuration issue de dix ans d'écoute des usagers vise à mettre fin au problème récurrent des bus surchargés.
Un réseau repensé après dix ans d'observations
Pour pallier les dysfonctionnements du quotidien et les situations où les voyageurs restaient à quai, la Semto a entièrement réorganisé son offre. « Pendant ces 10 ans, nous avons écouté, nous avons noté, nous avons recueilli les informations à la demande des usagers qui nous disaient que le matin, par exemple, le bus la pas passé ou le bus était plein », retrace Irchad Omarjee, président de la Semto. L'opérateur s'appuie désormais sur une flotte de 114 véhicules répartis sur 67 lignes, en ajustant les moyens là où le besoin est le plus fort : « Il a fallu qu'on retravaille, qu'on augmente les gabarits, qu'on renforce les lignes qu'il fallait renforcer, qu'on diminue les lignes qui n'avaient pas nécessité ».
Le nouveau plan de transport privilégie les pics de fréquentation, la desserte nocturne et les jours fériés. Le service Kar la nuit passe notamment de trois à cinq véhicules afin d'assurer une connexion fluide avec le réseau Kar Jaune lors de la sortie des classes ou des activités du soir. En parallèle, le service de mobilité douce MobiOuest intègre « 500 vélos supplémentaires pendant cette DSP ». Sur le terrain, l'objectif principal reste de fluidifier les trajets et de répondre aux extensions de lignes réclamées dans les hauts et les bas de l'intercommunalité.
Un budget annuel de 32,5 millions d'euros porté par le Territoire de l'Ouest
Cette modernisation s'appuie sur une hausse significative des financements publics accordés à la mobilité collective. « Nous avons investi plus de 32 millions et demi par an pour les transports publics de l'Ouest, c'est une belle augmentation mais surtout une amélioration, plus de bus le matin, plus de bus le soir », précise Emmanuel Séraphin, président du Territoire de l'Ouest. Interrogé sur la fin des bus saturés qui laissent des passagers sur le bord de la route, l'élu indique qu'un travail fin de réajustement a été mené : « On a réajusté en fonction de la fréquentation des bus, plus de capacité sur les pics et des possibilités pour chacun d'aller vraiment au plus proche de son habitation avec des extensions de lignes qui ont été demandées et qui aujourd'hui répondent à cette demande ».


