Municipales à Saint-Denis : René-Paul Victoria dévoile sa liste pour "relever la ville"

À moins d'un mois du scrutin municipal, René-Paul Victoria a dévoilé sa liste à sa permanence du Moufia. Le candidat, soutenu par Les Républicains et l’UDI, met en avant une équipe de 61 colistiers et un projet centré sur la sécurité, la mobilité, les services de proximité et le cadre de vie.
L’ancien député-maire de Saint-Denis, René-Paul Victoria, a présenté ce samedi 21 février sa liste pour les prochaines municipales, baptisée "Dionysiens rassemblés pour changer". Une équipe qu’il décrit comme "des jeunes qui s'engagent en âge… et des nouveaux venus en politique animés d'une volonté de changer", complétée par des anciens élus comme Michel Lagourgue, Dominique Fournel, Richenel Hubert ou Noëla Médéa. Au total, 61 colistiers unis autour de valeurs fortes : justice, solidarité, vérité et service aux Dionysiens. La liste bénéficie de l’investiture Les Républicains et d’un accord avec l’UDI.
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Le programme de René-Paul Victoria vise à répondre aux préoccupations quotidiennes des habitants. Selon lui, "notre mot d'ordre est de relever Saint-Denis, ce qui signifie que Saint-Denis est par terre", face à un climat jugé dégradé sur les plans sécuritaire, sanitaire, économique, social et de la mobilité. Pour y remédier, il veut renforcer la police municipale et la vidéosurveillance, améliorer la propreté et l’entretien de la ville et réorganiser les transports afin que chaque quartier soit mieux desservi.
Un diagnostic sévère pour le chef-lieu
La mobilité et la circulation sont également au cœur de son projet. René-Paul Victoria annonce vouloir créer des parkings relais et de proximité, sécuriser les pistes cyclables, revoir le plan de circulation et les horaires de bus, relancer le tram urbain et le projet du Boulevard Nord, et doter Saint-Denis d’une gare routière intermodale.
Proximité et efficacité sont les maîtres mots de sa campagne. Il dénonce : "Les habitants se sentent ignorés, les agents découragés, les entreprises aussi. L’argent public est mal priorisé pendant que le quotidien se détériore". Son objectif : rendre les élus et les services municipaux accessibles, moderniser les mairies annexes et accompagner les employés dans leur titularisation.
"Le quotidien se détériore"
L’éducation et la jeunesse ne sont pas oubliées. René-Paul Victoria veut moderniser les écoles, installer des tableaux numériques et des micro-ordinateurs, climatiser les salles avec l’énergie solaire, végétaliser les cours, réintroduire le goûter scolaire et développer des activités périscolaires et de loisirs pendant les vacances.
Le cadre de vie figure aussi en tête de ses priorités. Il souhaite rénover les voiries, trottoirs et aires de jeux, renforcer le tri et la propreté, lutter contre l’habitat indigne et valoriser les quartiers hauts et le Barachois. L’économie et l’emploi seront relancés grâce à la rénovation du centre-ville, des zones artisanales, le développement de l’agro-tourisme et la promotion du label "Saint-Denis, ville d’art et d’histoire" en coordination avec la CINOR.
Redonner aux Dionysiens un quotidien "plus sûr et agréable"
Parmi les engagements emblématiques, René-Paul Victoria insiste : " La cantine gratuite que j’ai toujours proposée sera maintenue. La gratuité du transport sera maintenue, avec une amélioration pour les seniors et les personnes vulnérables. Le goûter scolaire que j’ai mis en place en 2001 sera rétabli pour tous les élèves. Les centres de loisirs seront accessibles dans tous les quartiers pour des vacances éducatives". Il prévoit également un accompagnement social pour les employés et des actions concrètes en faveur des aînés avec visites à domicile et aides pour les démarches et petits travaux.
René-Paul Victoria conclut en affirmant vouloir redonner aux Dionysiens un quotidien "plus sûr et agréable" : "Une équipe de personnes ouvertes au bien, à la justice, à la solidarité, à la beauté, à la vérité et au service".
Avec ce programme, il entend "relever Saint-Denis" et remédier, selon lui, à 18 ans de gestion socialiste qui auraient conduit le chef-lieu à une dégradation progressive de son quotidien.



