Motion de censure : le NFP s’oppose à Barnier, Joseph Rivière (RN) prend ses distances

Une motion avant tout symbolique
La motion de censure du Nouveau Front populaire, déposée le 4 octobre, survient après le refus du président de la République Emmanuel Macron de ne pas avoir nommé leur candidate, Lucie Castets, à Matignon. Selon eux, avec 193 sièges à l'Assemblée nationale, le NFP est la principale force politique, et c’était à leur leader de former un gouvernement et de chercher des majorités sur chaque texte législatif.
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Cependant, cette démarche a peu de chances d'aboutir. Si la motion de censure est un outil traditionnel de contrôle parlementaire, elle n’a réussi à faire tomber un gouvernement qu'une seule fois sous la Ve République, en 1962, lorsque Georges Pompidou avait dû démissionner après son adoption.
Censure de Barnier : un front uni, mais pas à La Réunion
Dans l'hémicycle, le Rassemblement national, avec ses 126 députés, seul bloc pouvant apporter les voix nécessaires pour faire passer cette motion de censure, a déjà fait savoir qu'il ne soutiendrait pas cette initiative du NFP.
À La Réunion, les députés NFP sont unanimes dans leur soutien à la motion, à l'exception notable de Joseph Rivière (RN). Suivant la ligne de son parti, il a indiqué qu’il n’envisageait pas de voter pour. "Pas de censure à priori", déclare-t-il, affirmant vouloir laisser le Premier ministre "travailler" avant de juger ses résultats. "On fera bientôt un bilan de sa période d'essai", a-t-il ajouté.


