Mort de Robert Badinter : Hommages à La Réunion

Jean Hugues Ratenon, député de la Réunion :
Il n’y a pas de mot pour pouvoir rendre hommage à Robert BADINTER.
Pas de mot parce que c’est un très grand Homme qui vient de nous quitter. Mr BADINTER est le père de l’abolition de la peine de mort en France en 1981 sous la présidence d’un autre grand Homme : le Président MITTERAND.
Il n’y avait qu’un homme de gauche pour réaliser cette grande avancée : mettre fin à un acte de barbarie dans le pays des droits de l’homme.
Un homme habité d’un profond sens de justice et de valeurs humaines. Oui Robert Badinter à toute sa place dans l’Histoire de la France.
Oui tout comme Simone Veil pour sa loi sur le droit à l’avortement, Robert Badinter a toute sa place au Panthéon.
Je salue très respectueusement sa mémoire et présente mes sincères condoléances à sa famille, ses proches et à ses très nombreux amis politiques surtout du Parti socialiste.
Huguette Bello, présidente de la Région Réunion
J’apprends la disparition de Robert Badinter, ancien garde des Sceaux, sous François Mitterrand, et ancien Président du Conseil Constitutionnel.
Son nom restera à jamais lié à l’adoption de la loi sur l’abolition de la peine de mort qui a représenté un progrès de civilisation. Je tiens à lui rendre hommage et à saluer sa mémoire.
Ericka Bareigts, première secrétaire de la Fédération socialiste
C’est avec une profonde tristesse que j’apprends aujourd'hui le décès de Robert Badinter, ancien Ministre de la Justice de François Mitterrand.
Figure marquante de l’engagement socialiste, il laissera une empreinte indélébile dans l'histoire de notre pays. Son long combat contre la peine de mort, mené avec une résistance à toute épreuve, a été couronné par la promulgation de la loi abolissant cette pratique inhumaine le 9 octobre 1981.
Quatre mois seulement après l'arrivée de la gauche au pouvoir, la loi historique a été votée, marquant à jamais notre histoire. Ce geste courageux a symbolisé un pas décisif de la France vers une justice plus humaine.
Mais Robert Badinter ne s'est pas arrêté là. En tant que meneur de la dépénalisation de l'homosexualité et de l'instauration d'un régime spécial d'indemnisation pour les victimes d'accidents de la route, son implication pour la protection de la dignité et de la sécurité des citoyens français a été incontestable.
Son héritage va perdurer dans l'Histoire de notre nation comme une victoire pour la justice et l'humanité, et son exemple inspirera les générations futures pour un monde plus juste et égalitaire. En cette période de deuil, mes pensées vont à sa famille et à ses proches.
Philippe Naillet, député de La Réunion
Robert Badinter était les Droits de l’homme. Il restera d’abord comme celui qui a aboli la peine de mort en France et a permis la dépénalisation de l’homosexualité. À travers son engagement, sa
rigueur morale, sa détermination, il incarnait à lui tout seul l’idéal humaniste. Son héritage est considérable. Grand socialiste, il a rendu le pays des Droits de l’homme plus humain. Mes pensées vont à ses proches.
Joé Bédier, Maire de St-André
C'est avec émotion que j'ai pris connaissance de la mort de M. Robert BADINTER. Il a été illustre ministre de la justice et je retiens de ce grand personnage que sous la présidence de M .François Mitterrand il a aboli la peine de mort en dans notre pays.
Cette loi a été adoptée par l'Assemblée Nationale et le Sénat en septembre 1981 et sera promulguée le 09 octobre 1981. Il met fin à la spirale de la barbarie et de la violence générée par la peine de mort. Il a aussi participé à l'amélioration du droit des victimes et de nombreuses lois qui portent aujourd’hui son nom. Cela témoigne de son sens de la justice, du respect et des valeurs humaines qu’il a portés.
Au nom du conseil municipal de Saint-André, j’adresse mes sincères condoléances à sa famille et je salue bien entendu sa mémoire. C’est un homme qui a marqué notre histoire politique par son engagement et ses valeurs.
Olivier Hoarau, Maire du Port
Avec la disparition de Robert Badinter, la nation perd un humaniste au parcours exceptionnel. Sénateur, Président du Conseil Constitutionnel, Ministre de la justice, il a été un homme d'État et je tiens à saluer sa mémoire.
Bien sûr, on retiendra de lui l'abolition de la peine de mort en France en 1981. Ce fût l'aboutissement de son long combat contre cette sentence indigne. Par cette victoire, après un discours flamboyant devant l'Assemblée Nationale, il rendait son honneur à la République.
Gardons le souvenir d'un homme d'une grande droiture, chaleureux et sans cesse au service de son pays et de la grandeur de celui-ci.
Paix à sa grande âme.


