Mohamed Rochdi perd face à Zinfos

Mohamed Rochdi est du genre chatouilleux. Et susceptible. Il n'aime pas qu'on l'égratigne. Il a une tellement haute idée de sa personne qu'il ne tolère que les articles qui disent du bien de lui. Déjà, agacé par un de nos précédents papiers, il avait demandé aux services juridiques de l'université de porter plainte contre Zinfos et son directeur de publication. Malheureusement, ces derniers avaient laissé passer les délais de prescription, ce qui avait provoqué une grosse colère du président !
Qu'à cela ne tienne, le président de l'université a pensé que l'heure de la revanche avait sonné lorsqu'il a découvert sur Zinfos un autre article posté le 16 mai dernier dans lequel nous laissions entendre qu'il aurait réservé une attention particulièrement bienveillante à l'embauche à l'université de la femme d'un de ses plus fidèles lieutenants, nommée de surcroit dans le service de son mari.
Un tel article pouvait être gênant pour Mohamed Rochdi pour la campagne qu'il mène en vue des élections à la présidence de l'université qui auront lieu jeudi prochain. C'est là qu'il ourdit un plan machiavélique tendant à faire condamner Zinfos pour diffamation, en nous privant des moyens d'apporter les preuves de tout ce que nous avancions. Pour cela, Momamed Rochdi est allé chercher un article de loi lui permettant de ramener de 20 jours à pratiquement 24 heures le délai dont dispose tout média accusé de diffamation pour apporter la preuve de ce qu'il écrit. Et cela au motif de l'extrême urgence liée à la période électorale et aux élections qui doivent se dérouler jeudi. Comment en 36 heures faire convoquer par huissier les témoins que nous aurions pu faire citer pour prouver que ce que nous avons écrit était vrai ?
Le coup aurait pu être imparable si les avocats de Zinfos, Jean-Jacques Morel et Alain Rapady, n'avaient trouvé la parade. En effet, la loi et la jurisprudence disent que pour que le tribunal prenne en compte l'urgence, et de ce fait racourcisse les délais, encore faut-il que deux conditions soient réunies : que la personne qui porte plainte soit elle même candidate et que l'on se trouve en période électorale. Ca parait évident, mais le droit ne rime pas toujours avec l'évidence... Or, le 16 mai, quand nous avons publié l'article sur Zinfos, Mohamed Rochdi n'avait pas encore déposé sa candidature et la campagne électorale n'était pas encore officiellement ouverte !
Vlan dans les dents !
Pour arriver à ses fins, Mohamed Rochdi avait engagé deux procédures, une au civil et une au pénal. Le président du TGI lui même, Alain Chateauneuf, a rendu ce matin à 10 heures son délibéré au civil déboutant purement et simplement Mohamed Rochdi de sa demande. Peu après, nous avons dû comparaitre devant le tribunal correctionnel pour les mêmes faits et avec les mêmes arguments. Nous attendons sereinement le jugement qui a été mis en délibéré et qui sera rendu mercredi matin.
Nous vous tiendrons bien évidemment au courant...


