Pour rappel, depuis février 2024, les auxiliaires de vie du Service d’Aide à Domicile (SAAD) du CCAS de Saint-André sont confrontés à des annonces qui les alarment. Selon le syndicat SUD-CT, la direction du CCAS envisage de réduire drastiquement le temps de travail des auxiliaires à 80 heures mensuelles, une mesure jugée "illégale" et dénoncée comme un "chantage". Une première alerte adressée par SUD-CT avait permis de suspendre temporairement cette décision, mais lors d’une réunion en septembre dernier, il a été confirmé que cette réduction entrerait en vigueur d’ici la fin de l’année.
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Face à cette situation, les agents se disent acculés. "Nous avons été très sollicités par les auxiliaires de vie, à qui on demandait de signer des avenants réduisant leur temps de travail, sous peine de voir le service peut-être fermer. Cela a créé un sentiment de contrainte insupportable", indique Ingrid Teyssèdre, représentante élue SUD-CT au CST de Saint-André.
La crainte d’une harmonisation "budgétaire"
Le projet de réduction des heures de travail s'inscrit dans le cadre de la mise en place d’un service autonomie obligatoire d’ici janvier 2026. "Le SAAD du CCAS existe depuis plus de 20 ans, mais la direction avance des motifs d’harmonisation, que nous pensons avant tout dictés par des impératifs budgétaires", précise la représentante syndicale. Selon elle, la réduction à 80 heures ne correspondrait pas à la réalité du travail fourni par les agents, qui resteraient autour de 120 heures mensuelles. Une situation jugée inacceptable par le syndicat.
La vice-présidente du CCAS, Linda Virapin, aurait exprimé ses regrets quant à la tenue d'entretiens individuels ayant mis les agents sous pression, puisque le projet n'aurait pas encore été acté. "Elle nous a assuré que ces entretiens seraient suspendus et qu'une réunion de travail se tiendra vendredi avec le maire de Saint-André, également président du CCAS, pour traiter cette question", conclut Ingrid Teyssèdre.
Un retour aux agents sera fait par le CCAS et la mairie en début de semaine prochaine afin de leur communiquer les décisions prises à l’issue de cette réunion. En attendant, les auxiliaires de vie restent toujours mobilisés.