Grève des agents du CCAS de Saint-André : « Le personnel se sent lésé, affaibli, acculé »

Depuis février 2024, les auxiliaires de vie du Service d’Aide à Domicile (SAAD) du CCAS de Saint-André sont confrontés à des annonces qui les alarment. Selon le syndicat SUD-CT, la direction du CCAS envisage de réduire drastiquement le temps de travail des auxiliaires à 80 heures mensuelles, une mesure jugée « illégale » et dénoncée comme un « chantage ». Une première alerte adressée par SUD-CT avait permis de suspendre temporairement cette décision, mais lors d’une réunion en septembre dernier, il a été confirmé que cette réduction entrerait en vigueur d’ici la fin de l’année.
Les syndicats, unanimes, ont sollicité une rencontre avec la présidence et la direction du CCAS depuis le 25 octobre, mais, à ce jour, aucune réponse n’a été apportée. Cette absence de dialogue ajoute à la colère des agents, qui dénoncent une pression constante et des méthodes de persuasion jugées abusives. « Le personnel se sent lésé, affaibli, acculé », souligne la section SUD-CT, rappelant que ces décisions touchent directement le pouvoir d’achat des salariés.
Outre cette menace sur le temps de travail, d’autres dysfonctionnements sont dénoncés, notamment des salaires différés en cas d’arrêt maladie, le non-comptabilisation du temps de trajet comme temps de travail, ou encore des pratiques discriminatoires dans les mobilités internes. Selon le syndicat, la gestion des ressources humaines du CCAS bafoue régulièrement les droits des agents.
Face à cette situation, une grève reconductible est annoncée pour le jeudi 14 novembre 2024, avec un rassemblement prévu à 8h sur l’esplanade de la Maison de la Vanille. La section SUD-CT appelle les agents du CCAS, de l’EHPAD, de la MAF et du SAAD à se mobiliser massivement. « Seul, chacun n’aura pas les moyens de faire changer les choses favorablement, mais grâce à l’action syndicale collective, nous aurons la force de nous battre et de crier plus fort nos droits ! » conclut le syndicat.


