Mise en examen pour harcèlement moral : le procès de Vanessa Miranville prévu le 30 octobre prochain

Le 30 octobre prochain, l’ex-maire de La Possession doit être jugée par le tribunal judiciaire de Saint-Denis, soupçonnée de harcèlement moral sur trois employés communaux.
Le vendredi 30 octobre prochain, l'ex-maire de La Possession doit comparaître devant le tribunal judiciaire de Saint-Denis pour harcèlement moral. Vanessa Miranville fera alors face aux accusations portées par l’ex-directeur du CCAS, conformément à la décision de la juge d’instruction de la renvoyer en correctionnelle au terme de ses investigations.
Mais depuis, la liste des victimes présumées s’est allongée à la faveur d’un recours déposé par des avocats de la partie civile devant la chambre de l’instruction. Contrairement à la magistrate en charge de l’information judiciaire, ouverte il y a une dizaine d’années maintenant, les magistrats de la cour d’appel ont estimé qu'il y avait bel et bien "des charges suffisantes justifiant un renvoi devant la juridiction de jugement" de Vanessa Miranville concernant deux autres employées communales.
L’épouse et la sœur d’un opposant s’ajoutent aux victimes présumées
Des soupçons de harcèlement moral qui concernent l'épouse de l’opposant Philippe Robert, qui occupait le poste de directrice des relations publiques, mais aussi sa sœur Pascaline, agent en charge des marchés de service public. Les trois plaignants ont fait état d’une "mise au placard" accompagnée de mesures vexatoires, d’humiliations et de confiscation de leurs prérogatives. Un management par le vide qui les aurait conduits à l’épuisement physique et psychologique.
Concernant Pascaline, les magistrats de la chambre de l'instruction parlent "de mesures consistant en un retrait progressif de ses dossiers et missions, la suppression ou l'absence d'accès aux outils nécessaires à l'exercice de ses fonctions, une absence durable de travail effectif et une mise à l'écart au sein des services". Idem pour sa sœur Nathalie, épouse donc de Philippe Robert.
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Dans cette affaire, dont Zinfos974 vous avait révélé les détails en avant première dès le 28 août 2025, il y a la parole des victimes présumées mais aussi le témoignage de celles et de ceux qui ont assisté à leur lente descente aux enfers. Outre les déclarations de certains collègues de travail, il y a la décision du défenseur des droits en faveur de Nathalie qui a "analysé ces agissements comme constitutifs d'un harcèlement moral en lien avec la situation professionnelle et le contexte dans lequel se trouvait l'intéressée".
Faits contestés
Comme l'ordonnance de démise en examen datée du 25 août 2025 ne tient plus, il revient donc aux juges du tribunal judiciaire de Saint-Denis d'apprécier l'éventuelle culpabilité de Vanessa Miranville pour des faits de harcèlement moral concernant son bras droit au CCAS et les deux autres employées constituées parties civiles au procès prévu le 30 octobre prochain.
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Notons que l'ex-maire est renvoyée aux côtés de Jacqueline Lauret, sa vice-présidente au CCAS à l'époque des faits. Pour sa part, Vanessa Miranville a toujours contesté les faits qui lui étaient imputés. Elle n'aurait fait que procéder à un profond remaniement de ses équipes à l'issue du mandat de son prédécesseur, long comme la Rivière-des-Galets.


