Mayotte : un plan d'évacuation des centres d'hébergement d'urgence avant la rentrée scolaire

À Mayotte, les autorités préparent l'évacuation des centres d'hébergement d'urgence, occupés depuis le passage du cyclone Chido, afin de permettre la reprise des cours prévue le 13 janvier.
Trois semaines après le passage dévastateur du cyclone Chido, Mayotte s'organise pour retrouver une certaine normalité. Le préfet de l'île, François-Xavier Bieuville, a annoncé la mise en place imminente d'un plan d'évacuation des centres d'hébergement d'urgence, en collaboration avec les maires locaux. Ces centres, qui ont accueilli jusqu'à 15 000 personnes déplacées, doivent être libérés pour redevenir des établissements scolaires à l'approche de la rentrée prévue le 13 janvier.
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"Fermeté" et "humanité"
"Il va être enclenché dès le début de la semaine prochaine pour qu'entre le 5 et le 13 janvier on puisse récupérer ces centres pour leur vocation première qui est l'école", a déclaré le préfet lors d'une intervention sur Mayotte la 1ère. Il a insisté sur la nécessité d'agir avec "fermeté" et "humanité" pour reloger les sinistrés, évoquant la possibilité d'installer des camps avec des tentes sur des sites déjà identifiés par certaines municipalités, notamment Mamoudzou. Des solutions de relogement seront également proposées aux personnes éligibles.
Par ailleurs, un arrêté préfectoral publié récemment restreint la vente de tôles aux professionnels et aux particuliers munis de pièces d'identité, afin de freiner la reconstruction anarchique des habitats insalubres. Cette mesure répond à l'inquiétude des élus et d'une partie de la population face à la rapidité de réédification des bidonvilles, source de risques en cas de nouveaux phénomènes climatiques intenses.
Le préfet a également souligné l'importance de traiter la question de l'immigration clandestine, indiquant que des mesures seraient intégrées dans une future loi-programme pour aborder ce sujet avec "responsabilité et humanité".
La rentrée scolaire, initialement prévue le 13 janvier, pourrait être adaptée en fonction de l'état des établissements, certains ayant été endommagés par le cyclone. Les autorités travaillent activement pour assurer une reprise des cours dans les meilleures conditions possibles pour les élèves mahorais.


