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Marie Guévenoux appelle à l'apaisement en Nouvelle-Calédonie

Le ministre déléguée chargée des Outre-mer débute sa visite à La Réunion alors que la Nouvelle-Calédonie fait face à une vague violente de contestation liée au projet de loi sur une réforme des règles électorales.
Ecrit par Samuel Irlepenne – le mardi 14 mai 2024 à 12H02

Marie Guévenoux s'est exprimée sur les violences qui touchent la Nouvelle-Calédonie depuis plusieurs jours. 35 policiers et gendarmes ont été blessés et 48 personnes ont été interpellées lors des échauffourées qui sont survenues ce week-end. Les établissements scolaires et des entreprises sont restés fermés ce lundi et un couvre-feu a été instauré.

Les tensions ont démarré durant le week-end dans le cadre de la contestation du projet de loi qui prévoit de changer le mode électoral pour les scrutins provinciaux. Le gouvernement appelle à l'apaisement, les indépendantistes demandent aussi la fin des violences et la reprise du dialogue.

Marie Guévenoux, ministre déléguée chargée des Outre-mer, est actuellement à La Réunion. Elle s'est exprimée sur le sujet. "Nous avons à l'Assemblée nationale les débats qui touchent à l'avenir de la Nouvelle-Calédonie, dans le fait de pouvoir intégrer dans le corps électoral 25.000 électeurs qui sont aujourd'hui privés de droit de vote alors même qu'ils sont nés en Nouvelle-Calédonie et qu'ils y résident depuis plus de dix ans."

 

 

Elle explique le souhait du gouvernement : "Il y a un travail à faire pour mettre d'accord les partis indépendantistes et les loyalistes, et il faut le faire de façon impartiale. Et c'est ce que fait actuellement le ministre de l'Intérieur, en étant aux bancs, et en examinant le projet de loi."

Marie Guévenoux a ensuite appelé au calme : "Je souhaite que la situation soit la plus apaisée possible en Nouvelle-Calédonie. On a énormément de forces de l'ordre engagées sur le territoire. C'est une situation compliquée, mais on peut trouver une voix d'apaisement. Le président a souhaité que le gouvernement reprenne la main et que les deux partis viennent à Paris pour trouver un accord."

"Depuis le début, le gouvernement a dit que si un accord était trouvé localement, les termes de cet accord remplaceront le projet de loi", conclut-elle.

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