Malgré une interdiction de contact, il revient et frappe sa mère

Un homme de 33 ans comparaissait ce mercredi devant le tribunal judiciaire de Saint-Denis pour des faits de violences sur ascendant. Il lui était reproché d'avoir commis des violences sur sa mère alors qu'il avait interdiction d'entrer en contact avec elle.
Loïc N. sort de prison le 4 janvier dernier. Sans domicile, il décide d'aller chez sa mère pour récupérer sa voiture, malgré une interdiction de paraitre à son domicile. La raison est simple, il a été incarcéré pour des violences à son encontre. Arrivé chez elle, il trouve son véhicule dégradé et n'a d'autre choix que lui demander de l'héberger. Elle accepte. Tout se passe bien pendant 15 jours. Le 17 janvier, il rentre fortement alcoolisé et, une fois encore, il s'en prend à elle avec un coup de barre de fer à la jambe et menace de la tuer. Terrorisée, elle se réfugie dans un foyer après avoir déposé plainte.
"Il faudra me mettre une balle dans la tête pour m'en empêcher"
Interpellé, il était jugé dans le cadre d'une comparution immédiate ce mercredi. À la barre, il n'a "rien à dire", puisqu'il n'a "rien fait". L'enquête de voisinage ira par ailleurs dans ce sens. En effet, personne ne veut parler dans le quartier au regard du "risque de représailles". "Il terrorise tout le monde", selon les divers témoins.
Son comportement en garde à vue ne plaide pas non plus en sa faveur : "Je ne vais pas rester ici, je vais m'évader. Il faudra me mettre une balle dans la tête pour m'en empêcher", répète-t-il aux enquêteurs. Concernant les faits de violences, sa position est claire, "ma mère a des tendances à la mythomanie", explique le prévenu.
"Il a été assez averti"
Présente à l'audience, sa mère confirme les violences devant le tribunal. "On a eu du mal à mettre la main dessus", reconnait le parquet. La magistrate enfonce le clou : "Il savait qu'il avait une interdiction de contact et de paraitre à son domicile. Il revient alcoolisé et lui met un coup de barre de fer sans qu'elle sache pourquoi. Il ne reconnait rien, comme en juillet. Il a été assez averti", tance la procureure qui requiert 2 ans de prison ainsi que la révocation du sursis restant de 6 mois.
"La seule chose dont on est sûr, c'est qu'il a violé l'interdiction de contact. Le reste n'est pas prouvé", répond la défense. "On ne sait rien de ce qu'il s'est passé. Je vous demande de le relaxer pour les faits de violences", ajoute la robe noire qui insiste sur un point : "Il a été placé de ses 8 à 18 ans en raison des violences qu'i a subies. À un moment donné, il va falloir comprendre les conséquences de tels actes sur son cerveau, il n'a jamais été traité", plaide la défense, qui demande une peine moins lourde en cas de condamnation.
Le prévenu est finalement condamné à 12 mois de prison avec maintien en détention et voit la révocation du sursis de 6 mois prononcée.


