Madagascar : Les premières castrations de violeurs d’enfants peuvent commencer

Madagascar entérine la possibilité pour les juges de prononcer la peine de castration physique à l’encontre des violeurs d’enfants. A l'issue du conseil des ministres ce mardi, le président Andry Rajoelina a promulgué le décret d’application. Interrogé sur ce sujet en marge d'une conférence ce vendredi, le ministre de la Justice Benjamin Rakotomandimby a confirmé que les premières interventions peuvent désormais avoir lieu, « lorsque des jugements définitifs seront prononcés, d’ici peu. »
« Le but de cette opération n’est pas simplement de neutraliser, mais d’annihiler l’envie qui pousse une personne à commettre un acte de viol » a justifié le ministre.
Selon Benjamin Rakotomandimby, « plusieurs » prévenus en attente d’être jugés dans le cadre de viols sur des mineurs pourraient être les premiers concernés par la mesure adoptée en février dernier par l’Assemblée nationale et le Sénat mais « nous ne pouvons pas donner des ordres aux juges, c’est à eux de prendre une décision, selon leur appréciation », a-t-il logiquement affirmé en respectant le principe de séparation des pouvoirs.
Le décret d’application prévoit que l’acte chirurgical, qui consistera à enlever les testicules, sera réalisé par des chirurgiens aux quatre coins de la Grande île dans des centres hospitaliers de référence. Des juges seront également présents pendant l’intervention pour attester de la réalisation de l’acte selon L’Express de Madagascar qui rend compte des propos du ministre à l’hôtel Radisson à Antananarivo ce vendredi.
Le ministère de la Justice dit avoir recensé 600 cas de viols sur mineurs en 2023 dans tout le pays.


