Lutte contre la corruption ?
Aucune image à la une trouvée pour cet article.
Le ras le bol des procureurs de la République, qui sont dépendants du pouvoir politique dans leur nomination mais aussi lors de leur promotion, et le manque total de moyens pour combattre la corruption, sont les preuves que les puissants étouffent la justice par des moyens insidieux.
Il n’est donc pas anodin dans ces conditions que Transparency International, qui traque les voleurs et les fraudeurs de haut niveau, place la France à la peu glorieuse 25e place. Pas de quoi pavoiser !
Alors que l’ONU agite le drapeau de l’anti-corruption, alors que la France est officiellement engagée avec l’ONU dans la lutte anti-corruption, un fait récent vient corroborer mon analyse. Début décembre, par 197 voix contre 127, l’Assemblée Nationale vient de rejeter une proposition de loi sur la transparence de la vie publique et la prévention des conflits d’intérêts. Voila comment les puissants se protègent en éliminant du champ législatif leurs activités condamnables au regard de la morale et de la probité. Il serait intéressant de connaître la liste des députés qui ont voté contre cette loi et de la publier.
C’est évidemment une HONTE. Tout le monde aura compris que le législatif se passe à l’Assemblée Nationale et que le corps judiciaire ne fait que tenter d’appliquer les lois votées par les parlementaires…mais pour encadrer et sanctionner, in fine, le citoyen lambda.
Tant que la transparence de la vie publique ne sera pas une réalité imposée par la loi et tant que le citoyen ne sera considéré que comme un « billet de vote », sans pouvoir de contrôle et de proposition, notre système ne sera qu’un ersatz de démocratie au service des puissants.
On connaissait le bouclier fiscal, voilà le bouclier législatif qui met hors d’atteinte nos propres élus. Que la fête continue !
Le système est bien verrouillé et la farce est totale.
Jean Paul FOIS



