L'Union de la Jeunesse Résistante : "En 2014, il faudra compter avec nous"

Mouvement créé après les violences urbaines qui avaient éclaté en février 2013, l'Union de la Jeunesse Résistance Réunionnaise (UJ2R) a tenu à faire un point les combats qu'ils mènent depuis sa création.
Pour rappel, ce mouvement a sollicité les acteurs économiques et politiques de La Réunion afin de créer des projets créateurs d'emplois pour les jeunes. Mais huit mois après, et bien qu'un [projet ait été déposé en préfecture]urlblank:http://www.zinfos974.com/L-Union-de-la-Jeunesse-Resistante-depose-son-projet-regional-en-Prefecture_a55210.html , notamment, l'UJ2R n'a obtenu aucune réponse des pouvoirs publics.
"Après les révoltes, on est partis à la rencontre de tous les décideurs avec comme objectif de crééer 1500 emplois. Mais aujourd'hui, rien n'a été fait et on est toujours dans l'attente. Il ne faut que les pouvoirs publics croient que que notre mouvement n'était qu'un feu de paille. On est déterminés", lance Frédérik Maillot, porte-parole de l'UJ2R et par ailleurs président du Rskp.
Pour preuve, l'Union de la Jeunesse Réunionnaise Résistance lance donc un message à l'attention "des décideurs" économiques et politiques de La Réunion. "En 2014, il faudra compter avec nous. Nous pouvons même envisager de présenter des candidats" aux prochaines élections municipales, renchérit Frédérik Maillot.
Le jeune mouvement souhaite toutefois du temps pour s'organiser. "Il faudra attendre un petit peu", confirme Frédérik Maillot, pour en savoir plus.
En attendant ces échéances électorales, l'UJ2R organise ce soir un kabar de solidarité pour fêter la libération de ses "frères résistants". Jonathan Camillot, chanteur du groupe Kozman Ti-Dalon et Brice Trulès avaient été respectivement condamnés à 1 an de prison dont 6 mois ferme et de 8 mois avec sursis et 4 mois ferme à la suite des violences urbaines.
Après plusieurs mois passés derrière les barreaux (4 mois et demi pour le premier, 2 mois et demi pour le second), Jonathan Camillot et Brice Trulès, connus pour leur implication dans la vie culturelle et sociale à Saint-Louis sont désormais libres. Tous deux souhaitent désormais se réinsérer professionnellement et "travailler pour la jeunesse". Le kabar aura lieu à partir de 17h30 sur le site du Moulin à Maïs, à Bois de Nèfles Coco, à Saint-Louis.


