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Lorsqu'il est contrarié, il jette ses excréments chez les gens

Un homme a été condamné à neuf mois de prison, dont six fermes, pour avoir jeté ses excréments chez un couple de retraités. Ils avaient le malheur d'être les parents du nouveau compagnon de son ex.
Ecrit par zinfos974 – le samedi 11 juillet 2020 à 08H19

Imaginez laver les murs de votre maison, les vitres de votre voiture et l'intérieur de votre boîte aux lettres, quasi-quotidiennement, recouverts d'excréments. C'est ce qu'a vécu un couple de Dionysiens retraités pendant sept mois. Un inconnu venait jeter ses matières fécales, déchets, morceaux de viande, couches sales, débris de verre et galets contre la voiture et dans la cour de ces pauvres gens qui ont fini par faire une dépression et souffrir de troubles du sommeil. Tout cela commence en avril 2019.

Ils réalisent petit à petit qu'il s'agit de J.V, 39 ans. Ce dernier reproche à leur fils d'avoir entretenu des relations avec sa compagne, la mère de ses deux enfants. Jaloux, il cherche donc à ce que les parents du malheureux le mettent à la porte. Puis les choses se calment, jusqu'à ce que les résultats du test de paternité pour leur deuxième enfant arrive. Ce n'est pas le sien. Et là, les lancés de caca reprennent de plus belle. Et surtout, un gros galet à travers la baie vitrée. Une "rechute", selon J.V.

"Je voulais qu'il voit ce que c'était de changer des couches et soigner un enfant, explique-t-il aux magistrats du tribunal correctionnel de Saint-Denis ce vendredi, dans ma tête de fêlé, je voyais ça comme ça". Jugé en comparution immédiate pour harcèlement et dégradations, il avoue avoir déjà passé trois séjours en hôpital psychiatrique ainsi que deux séjours en prison. 

"C'est une logique qui sort du commun, affirme son avocate. Il se qualifie lui-même de psychopathe". Avec 11 mentions sur son casier judiciaire et une mauvaise habitude liée aux excréments (des actes de dégradations qu'il aurait également fait subir à sa propre mère et à son voisin), "sa place est à l'hôpital". 

Le prévenu a finalement été relaxé de certaines dégradations - en effet il mandatait parfois d'autres personnes pour les actes de vandalisme - mais condamné pour la plupart, ainsi que pour le harcèlement, à neuf mois de prison (avec mandat de dépôt) dont trois avec sursis. 

 

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