L’intersyndicale de la SPL Estival ne se laisse pas décourager par la décision de la Cour administrative d’appel de Bordeaux

L’intersyndicale FO – UR974 - CGTR de la société publique locale Estival commente la décision de la cour administrative d'appel de Bordeaux. Cette juridiction n'a pas fait droit à leurs recours et a aussi confirmé la légalité du plan de sauvegarde de l’emploi façonné par la direction de la SPL.
Le communiqué :
« Ce ne sont pas les syndicats qui ont détruit l’image d’Estival, ce sont ceux qui l’ont dirigée. »
Un jugement en appel qui ne change rien : la vérité finira par éclater
La Cour administrative d’appel de Bordeaux a rejeté nos recours contre le PSE de la SPL Estival. La direction tente d’y voir une victoire.
Une anomalie judiciaire
En principe, toute affaire doit être jugée en premier lieu par le Tribunal administratif, puis éventuellement contestée en appel.
Or, dans ce dossier, le PSE n’a jamais été jugé au TA de La Réunion, en raison d’une prétendue “erreur de date”. Résultat : nous nous retrouvons avec un jugement en appel sur une affaire qui n’a jamais été jugée en première instance.
Un appel est censé être une voie de recours contre une décision déjà rendue, pas un jugement de première instance déguisé. C’est une atteinte grave à la sécurité juridique.
L’image détruite par la direction, pas par les syndicats
La CIREST et la direction osent écrire qu’il est « temps de mettre fin à la polémique » et que les syndicats auraient fragilisé l’image de la SPL.
La vérité est tout autre : l’image d’Estival a été détruite par ses propres dirigeants et administrateurs. Le rapport de la Chambre régionale des comptes est accablant :
- Un prestataire y reconnaît avoir établi des factures de complaisance pour couvrir des frais de bouche du PDG.
- La comptable elle-même y explique avoir dû demander au PDG de se rapprocher d’un administrateur bien identifié pour obtenir des factures, faute de quoi elle n’arrivait même plus à faire son rapprochement bancaire. Voilà la réalité : des millions d’euros dilapidés sur le dos des salariés, pendant qu’on voudrait nous faire croire que les syndicats sont responsables des difficultés d’Estival.
Un PSE qui cible les représentants syndicaux de UR974 – FO - CGTR
Le PSE n’a pas seulement supprimé des postes, il a surtout ciblé les représentants syndicaux : une discrimination syndicale flagrante.
Preuve que ce plan n’avait pas seulement pour but de redresser l’entreprise, mais aussi d’écarter celles et ceux qui osaient dénoncer les dérives.
Nous ne sommes pas responsables des licenciements
Les licenciements qui frappent aujourd’hui les salariés ne sont pas le résultat de l’action syndicale, mais la conséquence directe des dérives financières, des complicités et d’une gestion calamiteuse.
Un système à bout de souffle
On ne peut pas éternellement couvrir des pratiques douteuses et faire porter le chapeau à ceux qui les dénoncent. À un moment ou un autre, ce système finira par s’effondrer.
Notre combat continue
L’intersyndicale :
- dénonce les écrits inexacts produits pour justifier les suppressions de postes,
- poursuivra toutes les actions nécessaires pour faire reconnaître la discrimination syndicale,
- et continuera de défendre la vérité, les salariés, leur pouvoir d’achat et l’avenir d’un service public de transport digne dans l’Est de La Réunion.
L’intersyndicale FO – UR974 - CGTR
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