L'étudiante a eu raison de l'Université devant le tribunal

Joie et soulagement étaient au rendez-vous hier pour une ancienne étudiante recalée après une accusation de plagiat. Hier, au terme de quatre ans de lutte contre l'Université de la Réunion, le tribunal administratif de Saint-Denis a demandé à ce que sa situation soit reconsidérée.
Inscrite en 2006 dans un master II en "mondialisation et stratégies économiques", Dhareena Suddul découvre une formation bien moins rigoureuse que celle à laquelle elle s'attendait: des heures de cours qui sautent, un module intégralement annulé et pourtant bien noté.
La jeune femme tente alors vainement d'alerter sa responsable pédagogique, également directrice de mémoire, qui lui tiendra par la suite des propos humiliants selon lesquels elle ne réussirait "jamais".
L'étudiante est recalée lors de la soutenance de son master et effectue un recours gracieux auprès de l'Université. Demande rejetée en 2008 par la structure qui l'accuse de plagiat.
Le discrédit est jeté sur la jeune femme qui entend bien prouver l'erreur de l'université et oublier les mots de sa responsable pédagogique. Dhareena Suddul s'en remet alors à l'autorité du tribunal administratif de Saint-Denis qui rend sa décision en juillet.
Le tribunal, compte-tenu des dysfonctionnements pointés par la jeune femme, annule son ajournement au master d'économie et enjoint l'Université de revoir le cas de l'étudiante.
Celle-ci, entre-temps diplômée d'un master de l'IAE, a pris connaissance hier de cette décision et dans la foulée s'est fait connaître à Mohamed Rochdi, actuel président de l'université, dans l'attente d'une suite à donner à l'affaire.



