Îles Vanille : "Chaque île doit créer un événementiel d’envergure régionale"

Indian Ocean Times : Vous êtes directeur des îles Vanille depuis 1er janvier dernier, pourquoi ce déplacement à Maurice?
Pascal Viroleau : L’île Maurice fait partie des îles Vanille depuis la création du concept. Il était donc essentiel que je vienne pour rencontrer les acteurs locaux, expliquer nos missions et mettre en œuvre des actions.
Les attentes des touristes ont changé et nous devons tous adapter nos offres pour bénéficier de la croissance.
Les offres de combinés inter-îles et la préparation du secteur aux changements à moyen et de long termes sont autant d’exemples de ce que nous faisons.
Notre objectif est de faire en sorte que le secteur d’activité, mais surtout la population bénéficient des retombées économiques.
Quel a été votre programme à l'île Maurice ?
J’ai rencontré des institutions partenaires comme l’Union européenne ou la Commission de l’Océan Indien avec lesquelles nous entretenons de très bonnes relations.
J’ai été ravi de constater leur dynamisme et leur implication dans le développement de nos îles.
Ce déplacement m’a également permis d’évoquer avec la MTPA (Ndlr : Office de Tourisme de l'île Maurice) les relations de travail pour les mois à venir.
Pour faire venir des touristes par le biais de combinés, j’ai travaillé avec l’ARHIM (Ndlr : Association des restaurateurs et des hôteliers de île Maurice) sur quelques idées qui devraient être mises en œuvre rapidement. Cela suppose une collaboration très forte avec les compagnies aériennes. La direction d’Air Mauritius semble à ce titre soucieuse d’aider le secteur privé pour le développement des produits Inter-iles.
Quelles seront vos actions phares pour 2014 ?
Vous le savez, chaque île doit créer un événementiel d’envergure régionale auquel toutes les autres vont apporter leur soutien. Ce sont des événements îles Vanille.
C’est le cas du Carnaval des Seychelles, du Salon du Tourisme de Madagascar, du festival gastronomique des Comores et du Festival Liberté Métisse de La Réunion.
Chaque île doit y participer pour donner de l’ampleur et tout particulièrement sur le plan médiatique.
Ainsi, des médias internationaux sont présents sur ces manifestations et chaque participant y tire un avantage en accédant à ces médias.
Au-delà des événementiels, nous allons mettre en place des formations à destination des offices de tourisme nationaux. Nous démarrerons dans quelques semaines par une formation sur les réseaux sociaux.
Des études sur les perspectives de nos marchés émetteurs seront aussi conduites pour permettre au secteur de se préparer pour le futur.
Au niveau du marketing nous travaillerons essentiellement sur de la promotion en ligne et sur des relations presse pour la mise en avant des produits inter-îles.
Par ailleurs, nous travaillons sur un projet de Miss îles Vanille dont la gagnante irait directement à Miss Monde.
Une télé à vocation régionale devrait être créée par la société OI7. Nous sommes heureux de contribuer à sa création, tout comme nous le ferions pour tous les projets qui mettraient nos îles en avant.
Enfin, je dois dire que nos partenaires comme le Groupe Constance, Air Madagascar ou Air Seychelles contribuent fortement au développement économique de notre zone.
Îles Vanille est-elle devenue une marque ?
Tout à fait. Iles Vanille est une marque déposée et elle ne peut être utilisée sans notre accord.
Il s’agit de veiller à ce que ce concept touristique ne soit pas dévoyé et utilisé à de mauvaises fins.
Que pensez-vous de la coopération régionale ?
La coopération est essentielle pour nos développements respectifs. Il paraît illusoire de penser que l’on peut se développer seul.
[Indian Ocean Times]urlblank:http://www.indian-ocean-times.com/Entretien-exclusif-avec-Pascal-Viroleau-directeur-des-iles-Vanille_a3056.html


