Les tests rapides de détection du choléra autorisés à Mayotte

Après le remous médiatique suscité jusqu'au plan national par l'annonce mardi d'un premier cas de choléra à Mayotte, diagnostiqué sur une femme arrivée sur un kwassa en provenance de l'île d'Anjouan aux Comores, le ministre délégué en charge de la Santé Frédéric Valletoux s'est exprimé au Sénat mercredi soir afin d'expliciter les mesures engagées par le gouvernement pour limiter les risques de propagation.
« Le choléra est une maladie digestive très contagieuse, effectivement causée par une bactérie qui se transmet par l'eau et les aliments contaminés », a rappelé le ministre, avant de souligner qu'une « cellule choléra » avait été ouverte par l'ARS de Mayotte « de manière préventive depuis plusieurs mois ».
« Dès lundi soir, une première équipe d'investigation de l'ARS s'est rendue là où [la personne malade] séjournait pour identifier les cas-contact. Une deuxième équipe a été déployée sur la zone pour désinfecter ce lieu de séjour. Dès le mois de février, un plan de riposte avait été mis en place. Les moyens de renforcement de contrôle sanitaire aux frontières ont été mis en œuvre. La traçabilité de l'ensemble des passagers en provenance des Comores, mais aussi de l'Afrique de la zone des grands lacs, est mise en place », a poursuivi Frédéric Valletoux.
Pas de tension sur l'approvisionnement en vaccin selon la préfecture
Le ministre délégué à la Santé a par ailleurs insisté sur le « déploiement d'équipes mobiles de l'ARS pour identifier les cas-contact, vacciner les personnes à risque et informer les publics dès la confirmation d'un cas suspect. » Si des tensions sont évoquées par certains médias locaux concernant l'approvisionnement en vaccin contre le choléra, la préfecture de Mayotte, jointe par Zinfos974, assure avoir pris les devants et relativise la portée du problème.
Outre les mesures explicitées devant les sénateurs, le ministère de la Santé a pris le 19 mars un arrêté autorisant l'utilisation de tests rapides d'orientation diagnostique du choléra à Mayotte, en spécifiant que ces tests devront avoir recueilli le consentement des personnes ciblées, ou des représentants légaux pour les personnes mineures. L'arrêté définit en outre la liste des professions habilitées à effectuer les tests, qui inclut les étudiants en troisième cycle de médecine ou de pharmacie, les vétérinaires et les sapeurs-pompiers.
Selon nos informations, une enquête est toujours en cours afin de tenter d'identifier les passagers qui figuraient à bord de l'embarcation, entrée à Mayotte de manière illégale, dans laquelle voyageait la femme malade.
Le préfet de Mayotte promet « transparence » et « réactivité » au sujet du choléra


