Les quatre chefs des mouvances politiques se confient après le sommet de Maputo

C'est une exclusivité du quotidien malgache, l'Express de Madagascar. Albert Zafy, Didier Ratsiraka, Andry Rajoelina et Marc Ravalomana se sont entretenus avec le journaliste Iloniaina Alain sur leurs sentiments après les négociations du Sommet qui s'est tenu au Mozambique ce week-end.
Qu'il s'agisse du président provisoire de la Transition, Andry Rajoelina, ou des anciens chefs d'État tels qu'Albert Zafy ou Didier Ratsiraka, l'heure n'est pas encore aux annonces de candidatures aux prochaines présidentielles, programmés après 15 mois de transition.
Les quatre chefs des mouvances politiques, estiment qu'il est encore trop tôt et prématuré pour parler candidature : "Ce n’est pas encore le moment d’en parler. À l’heure actuelle, la priorité est la lutte contre la pauvreté. Il faut chercher des solutions pour des milliers de gens. Entre aujourd’hui et la date des élections, il peut encore se passer beaucoup de choses" indique Andry Rajoelina dans le quotidien malgache. Pour Didier Rastiraka, "personne ne peut prédire l’avenir. Dieu seul le sait" tandis que Marc Ravalomanana indique qu"il est encore trop tôt pour en parler. (...). Je vais voir comment aider la population, comment faire revenir au pays les investisseurs..."
"On ne peut pas tout avoir..."
Visiblement satisfaits quant aux résultats du sommet de Maputo, les chefs des mouvances se sont aussi exprimés sur les concessions nécessaires avant d'obtenir un résultat global positif : "vous savez, dans les négociations, on ne peut pas être satisfait à 100% et on ne peut pas tout avoir. Nous avons fait beaucoup de concessions. Mais nous sommes là pour chercher une solution pour les Malgaches" explique Andry Rajoelina.
Président de Madagascar de 1993 à 1996, Albert Zafy, se félicite de cette issue longtemps débattue et attendue : "les parties prenantes ont montré de la bonne volonté et les problèmes qui avaient paru insolubles ont été résolus. La question de la répartition des sièges au sein des institutions, ne devrait plus poser de problème. Pour notre part, l’issue du Sommet de Maputo montre que nous avons enfin réussi à nous faire entendre..."
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