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Les planteurs au capital de Tereos : la CGPER travaille à une "offre de reprise"

Ecrit par P.M. – le mardi 28 avril 2026 à 06H05

Après l’annonce d’une ouverture du capital des Sucreries de La Réunion, les planteurs réunis au sein de la CGPER demandent à être associés aux discussions et annoncent travailler à une offre de reprise portée localement, via une “manifestation d'intérêt.

La tension monte autour de l’avenir de Tereos à La Réunion. En l’espace de quelques jours, la CGPER a adressé deux courriers au président du conseil d’administration de Tereos France, Gérard Clay, traduisant à la fois l’inquiétude des agriculteurs et leur volonté de peser dans les décisions à venir.

Dans un premier courrier daté du 23 avril, la CGPER fait part d’une « inquiétude majeure » face aux informations évoquant une possible cession d’actions de Tereos Océan Indien. Le syndicat agricole évoque une « profonde stupeur » et regrette que les planteurs, directement concernés, ne soient pas associés à la stratégie envisagée.

Les agriculteurs demandent « une rencontre urgente » avec la direction du groupe, estimant que la situation est « d’une telle gravité pour nos exploitations » qu’un échange direct s’impose.

Tereos confirme l’ouverture du capital

Dans sa réponse on ne peut plus rapide, car datée du 24 avril, Tereos confirme une restructuration à La Réunion afin de répondre à de "nouveaux défis, en raison notamment de l’évolution projetée du cadre organisationnel et financier de l’Union européenne (incertitudes autour du POSEI, NDLR), et le renforcement de l’ancrage local de la filière est un enjeu clé pour sécuriser son avenir".

Le président de son conseil d'administration affirme que le groupe a la "volonté d’agir en ce sens, et la diversification de la détention du capital des Sucreries de La Réunion par des acteurs économiques locaux ou nationaux est un moyen d’y parvenir".

Il assure au syndicat qu'il sera informé de l'évolution de la démarche "le moment venu". 

Tereos affirme parallèlement sa volonté de « continuer à œuvrer en responsabilité à la pérennité de la filière canne à La Réunion » .

"Pas une partie prenante consultée a posteriori"

Dans un second courrier daté du 27 avril, la CGPER annonce en retour travailler à « la structuration d’une offre de reprise portée par les planteurs, en partenariat avec des investisseurs locaux et des acteurs financiers » .

Le message est clair : "Les planteurs réunionnais entendent être pleinement acteurs de cette évolution, et non de simples parties prenantes consultées a posteriori".

L’organisation se positionne directement dans le cadre ouvert par Tereos. L’objectif affiché est de proposer « une solution à la fois crédible économiquement, stable socialement et pleinement ancrée dans le territoire réunionnais » .

Une demande de rencontre

Et pour bien faire passer le message, le courrier du 27 avril a été transmis en copie aux plus hauts représentants institutionnels locaux comme nationaux : Premier ministre, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, ministre des Outre-mer, préfet de La Réunion, ainsi qu'à la présidente de la Région et au président du Département.

La CGPER rappelle que la filière canne-sucre constitue un enjeu « économique, social et territorial majeur » pour La Réunion , et que toute évolution de son capital fera l’objet d’une attention particulière des pouvoirs publics.

Le syndicat se dit disponible pour présenter rapidement à Téréos les grandes lignes de son projet et envisager « les modalités d’une participation active des planteurs à cette phase décisive »

Etiquettes : Canne | CGPER | Téréos

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