Les chimères historico-linguistiques de M. Couanon

Un enseignant du second degré me prend à partie dans le courrier des lecteurs du Quotidien de ce vendredi 13.
Cet enseignant ne fait pas honneur à l’Education nationale tant par ses divagations linguistiques qu’en matière d’histoire de France.
La Réunion est une terre française depuis son origine, par conséquent tous les Gaulois sont nos ancêtres.
Les Gaulois sont donc les ancêtres des Réunionnais aux yeux bridés comme de ceux aux cheveux "boulons".
2) "Toutes les langues sont belles et méritent le respect", dites-vous. Certes et les patois aussi. Mais c’est tout mélanger que d’affirmer, une fois de plus, que notre créole est une langue. C’est un patois. Et c’est vouloir tromper les Réunionnais pour les asservir intellectuellement que prétendre le contraire.
Vous ne mettez pas sur le même plan bicyclette et motocyclette ? Alors pourquoi mettre sur le même plan patois et langue ?
Mais les Réunionnais n’avalent plus vos couleuvres et, je le confirme, au Chaudron, quartier où je réside, les jeunes Créoles parlent et jouent en français. Cela vous fait ch …, monsieur ? Mais c’est la stricte vérité et tant mieux !
Ce n’est, très probablement, que dans votre lycée (lequel ?) que les élèves se réfugient dans le créole à la récréation pour fuir cette langue étrangère qui leur est imposée, le français !
Déjà, en 1970/73, dans ma classe au lycée du Butor, nous parlions tous français entre nous.
3) Encore une erreur magistrale : il n’y a pas de bilinguisme à La Réunion mais diglossie. Plus simplement.
La preuve ? Mettez "Bilingue français-créole" sur un CV et vous verrez qu’il atterrira direct dans la corbeille à papiers !
4) "le créole (et peu importe l’écriture choisie) est une langue", dites-vous.
C’est vous qui niez l’histoire de France et nos origines. Le créole a transité des ports de l’Ouest de la France à destination de La Réunion. Notre patois est issu en quasi-totalité des patois de l’ouest de la métropole. Par conséquent, seuls les gauchistes invétérés hostiles à la France dénient au créole le droit historique de s’écrire étymologiquement. D’ailleurs, un auteur talentueux comme Jean Albany ne s’y est pas trompé !
Bon vent, monsieur Couanon !
Armand GUNET


