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Les adjoints de Sini répliquent au "travail de sabotage" entrepris par Alain Bénard

Ecrit par Ludovic Grondin – le mercredi 25 mars 2015 à 17H37

Les "jeunes élus" répondent à la "vieille garde". Adjoints et conseillers municipaux de Saint-Paul ont tenu à réagir à l'article du Quotidien paru ce jour.

On y apprenait que l'ancien maire Alain Bénard et ses adjoints/conseillers généraux de l'époque (Clovis Payave, Gilbert Mardénalom et Jean-Marc Bénard) ne se font plus prier pour dire tout le mal qu'ils pensent des candidats de la mairie aux Départementales (Melchior, Velleyen notamment).

Les anciens ne se cachent même plus derrière des blogs puisque leur présence sur les estrades des meetings des candidats dissidents Giovanny Poire et Erick Gangama a forcément étonné ceux qui pensaient qu'Alain Bénard et ses anciens adjoints avaient pris du recul. Il faut croire qu'aucun vaccin n'existe contre les come-back politiques. Saint-Paul peut en témoigner.

Les élus d'aujourd'hui ne sont pas si étonnés du "travail de sabotage" de la vieille garde. De nombreux indices ont éveillé leurs soupçons depuis juillet 2014. Mais un pas a été franchi dans cet entre-deux tours pour déboucher sur cet article. Sur la base d'un "qui ne dit mot consent", Olivier Saunier, Fabrice Marouvin ou encore Thierry Martineau se lâchent à leur tour. Les cadres de l'ère Bénard et l'ancien maire lui-même en prennent pour leur grade.

"Ces propos (relatés dans le Quotidien, ndlr) nous ramènent à un temps où l'ambition personnelle de ces mêmes élus primait. On ne veut pas de ce retour". Et les élus d'aujourd'hui d'en remettre une couche sur la rouste subie par Alain Bénard lors des campagnes 2008 et la partielle de 2009, là où Joseph Sinimalé a su "jouer collectif plutôt qu'individuel" en 2014. Les anciens apprécieront.

"Depuis au moins huit mois, une entreprise de démolition est menée sur le terrain", constatent les adjoints de Joseph Sinimalé. Ils restent circonspects sur les intentions des anciens.

Le choix des candidats était incontestable

"A qui profite le crime ?" demandent-ils. Deux hypothèses se dégagent du tour de table. Alain Bénard et ses acolytes "ambitionnent-ils un retour aux affaires ? Est-ce par amertume ? Une chose est sûre, la population saint-pauloise a tranché en 2008 et 2014", soutient Olivier Saunier.

Pourtant, ce n'est pas faute pour les lieutenants de Joseph Sinimalé d'avoir, disent-ils, tenté de s'appuyer sur le retour d'expérience de leurs prédécesseurs.

Fabrice Marouvin expose le fait que depuis 2014, il a lui même attendu, en vain, que ces anciens élus se mettent au service de la nouvelle équipe et donc de la population, au regard de leur expérience forcément profitable. Mais rien n'y a fait, raconte-t-il. C'est Alain Bénard qui a rompu le contact.

Une dernière hypothèse, encore plus frontale, est évoquée. "Est-ce que les anciens attendaient des postes qui ne leur ont pas été donnés ? Je n'ai pas tous les éléments", avoue le 3e adjoint de Joseph Sinimalé qui rappelle que d'un commun accord, les noms de Melchior et Velleyen avaient été arrêtés dès les municipales 2014. "Légitime" aussi était celui de Sandra Sinimalé qui avait mis en ballotage la candidate de la mairie, Pascaline Chéreau Némazine, en 2011.

Les adjoints d'aujourd'hui attendaient plutôt d'Alain Bénard, Clovis Payave, Gilbert Mardénalom et Jean-Marc Bénard, des "critiques constructives". Elles ne sont pas venues à leur grand regret. "Ne critiquez pas à tort une équipe municipale, certes jeune, mais qui y met beaucoup d'engagement".

 

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