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Les 3 piliers de la mondialisation?

Ecrit par zinfos974 – le jeudi 8 décembre 2016 à 11H19

Bien sûr les populations ont toujours échangé des biens et des services sur toute la planète depuis la nuit des temps. 
Mais nous parlons ici de la "mondialisation néolibérale" qui ne tombe pas du ciel !

Elle n'a rien à voir avec l'évolution économique scientifique ou technologique. Il s'agit d'un projet politique  qui organise la contre attaque efficace de la classe dominante,  face aux conquêtes sociales du XXe siècle : New Deal aux États-Unis en 1933, Front populaire en France en 1936, régimes d’économie mixte en Europe de l’ouest de 1944 à 1948, mouvements de décolonisation et de libérations nationales et acquis sociaux des années 1960 et 1970. 

Il faut savoir que les accords de Brettons woods  signé à la fin de la guerre, avaient pour but de réguler l'économie au profit des peuples et contrôler la spéculation à l'origine des crises financière et des guerres… Mais  le 15 aout 1971 le Président Richard Nixon déchire les accords de Brettons woods  et restaure  la dérégulation monétaire, et financière.  Il inaugure ainsi la mondialisation néolibérale du moins disant social appelée aussi : " révolution conservatrice anglo-saxonne".

Ce projet néolibéral va se généraliser au début des années 1980. Son but essentiel est la suppression discrète et progressive de la souveraineté des États-nations, le baron de Rothschild déclarait " le niveau qui doit disparaître, c'est l'état Nation". Autrement dit le seul niveau où s'exprime  encore un peu  la démocratie, qui peut résister efficacement aux  appétits des transnationales. l'état Nation  à même le pouvoir, comme il l'a souvent déjà fait, de nationaliser les pôles clés de notre économie et  les soumettre à un contrôle social. Ces entreprises  seraient alors propriété des citoyens, comme l'étaient nos autoroutes  (mais il n'y avait pas de contrôle social !). Cette  idée d'autogestion met en cause la survie même de la classe dominante. On comprend alors pourquoi  le FMI,  la commission Européenne & Co,  font pression pour éloigner la démocratie de ces centres de décision …" Sans réaction de notre part, la destruction de l'état nation, signera  la destruction de la démocratie et de la politique. En effet! La destruction de l'état nation est le moyen le plus efficace pour interdire toute possibilité de débats politiques de fond qui pourraient contrevenir aux intérêts des classes dominantes. 
En fait la mondialisation néolibérale repose sur trois piliers.

"Le premier est le libre-échange. Il ne met pas simplement des produits en concurrence, mais des systèmes sociaux, rendant à terme intenables ceux qui ont concédé des acquis substantiels dans les décennies d’après-guerre.

 Le deuxième pilier est la libéralisation financière. C’est le libre-échange appliqué à l’argent, permettant aux flux financiers et monétaires de spéculer massivement et immédiatement à l’échelle du globe, sans restriction. 

La production mondiale est alors réorganisée en privilégiant les sociétés sans protection sociale et à bas salaires (délocalisation particulièrement). La délocalisation d'Edena et notre Dodo à Maurice… la gauloise en Pologne, les jeans au Cambodge … Les États sont menacés de voir leur dette publique et leur économie productive déstabilisées s’ils n’exécutent pas docilement les principes cardinaux du néolibéralisme. ( La casse sociale)

Troisième pilier : les traités internationaux et les institutions multilatérales ad hoc. Ils sont les gardiens de l’ordre néolibéral mondial, tenant ce dernier hors  de portée de toute pression démocratique. Le chef d’œuvre de ce dispositif est l’Union européenne.
L’agencement de ces trois piliers vise à permettre l’activité la plus libre possible pour les firmes multinationales. Celles-ci, possédées par les classes dominantes, sont le vecteur fondamental de la captation du profit. 

Or, aucun parti politique ne fait cette analyse et n’en tire les conséquences qui s’imposent. D’où le blocage politique permanent observé particulièrement en Europe, curieusement interprété comme « l’impuissance politique ». Ce sont pourtant « les politiques », PS en tête, suivi de peu par la droite, qui ont imposé ce système à la France."

  Source : article  " Oui démondialisons"  Jacques Nikonoff, 

Didier le Strat  (PARDEM Parti de la démondialisation) 

 

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