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Le Tampon : il agresse sexuellement sa voisine handicapée

Ecrit par Gaetan Dumuids – le jeudi 3 juillet 2025 à 07H24

Un sexagénaire a été jugé par le tribunal de Saint-Pierre pour avoir agressé sexuellement sa voisine atteinte d'un handicap mental. Il a été condamné à 18 mois de prison avec sursis.

Le 22 juin 2023, Claude* célèbre son anniversaire chez lui au Tampon en buvant plusieurs verres. Alors que sa voisine, atteinte d'un déficit mental, est présente et veut rentrer, il se propose de la raccompagner.

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Une fois hors de la vue de tous, il se met à lui toucher la poitrine et à introduire les mains dans sa culotte. La jeune s’enfuit alors et rentre chez elle pour dire ce qu’il s’est passé à sa mère. Elles iront déposer plainte plus tard, contrairement à l’année précédente où il l’avait embrassée, mais elle avait préféré ne pas porter plainte.

Face aux juges, le prévenu va confirmer que tout s’est bien passé, mais que c’est elle qui a levé son t-shirt. “Je ne l’ai obligée à rien, je ne sais pas pourquoi elle a porté plainte. Elle est handicapée, mais elle comprend les choses”, lâche-t-il.

“Ce sont des proies pour les prédateurs”

“Je suis choqué quand j’entends parler de 'handicap léger' concernant ma cliente : elle est handicapée à 80 %”, souligne Me Farid Isse pour la partie civile. La robe noire rappelle que les porteurs de handicap sont statistiquement plus victimes d’agressions, “car ce sont des proies pour les prédateurs. Mais avec elle, il est mal tombé”, ajoute-t-il. Il demande 3.000 euros pour le préjudice moral.

“Les actes ne sont pas niés”, rappelle le procureur, qui demande 18 mois de prison avec sursis, une interdiction de contact avec la victime pendant trois ans et l’inscription au Fijais, le fichier des délinquants sexuels.

Pour la défense, Me Soizic Panefieu va tenter de mettre en doute les accusations, rappelant que la sœur de la victime indique que “parfois, elle invente des choses”, et met en avant que malgré la première accusation d’agression, la famille a continué à fréquenter son voisin, n’hésitant pas à lui demander des services. Le tribunal va tout de même le reconnaître coupable et suivre les réquisitions.

*Prénom d'emprunt

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