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Le Tampon : Elle tente de tuer son mari et affirme "être la Sainte Vierge"

Une quadragénaire a tenté de tuer son ex-mari avec un hachoir en mars dernier au Tampon. Souffrant de troubles psychiatriques graves, la mise en cause est actuellement derrière les barreaux. "La justice n'a pour l'instant pas d'autre choix que de l'y laisser" a requis ce mardi la procureure générale devant les magistrats de la chambre de l'instruction.
Ecrit par Isabelle Serre – le mercredi 12 juillet 2023 à 14H15

Le 17 mars dernier, Marie-Lise S. tentait de tuer son mari au domicile de ce dernier. Celui-ci raconte que son épouse s’est présentée chez lui munie d’un hachoir et de divers matériels qu’elle venait certainement d’acquérir. À leur arrivée, les gendarmes sollicités pour intervenir suite à ces violences remarquent que les relations au sein du couple, pourtant séparé depuis 2012, sont compliquées. La personnalité de la mise en cause est immédiatement évoquée.

En effet, lorsque les militaires interviennent, Marie-Lise S. est présente et affirme "être la Sainte Vierge". Elle explique également qu’elle voulait couper la tête de son mari, "ce pédophile". Placée en garde à vue, puis déférée au parquet de Saint-Pierre et mise en examen pour tentative de meurtre, violences avec armes et menaces, la quadragénaire se trouve en détention provisoire depuis le mois de mars. A l’issue de ces quatre premiers mois de préventive, et à la demande de cette dernière, le juge des libertés et de la détention (JLD) du Sud a estimé que cette période de détention devait être prolongée.

Ce mardi, l’intéressée comparaissait devant la chambre de l’instruction et faisait appel de la décision du JLD. Lors de son exposé, le président de l’audience a mentionné l’expertise psychiatrique de Marie-Lise. "Elle présente un trouble psychotique chronique d’origine pathologique. L’altération de son discernement est retenu au moment des violences. De par ces troubles psychiques, elle est dangereuse", a conclu l’expert qui l'a examinée.

Après avoir coupé son ex-mari en donnant des coups de hachoir dans tous les sens, cette dernière avait tagué les murs de la maison maritale. Dans ses réquisitions, la procureure générale a expliqué que tant qu’une expertise psychiatrique et psychologique approfondie n'était pas diligentée, "la justice n’avait d’autre choix" que de laisser l'infortunée, au passé familial particulièrement douloureux, derrière les barreaux. Ce que la chambre de l’instruction vient de confirmer ce mercredi.

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