Le PS stagne, le FN se montre et embarrasse l'UMP

Le premier élément de ce 1er tour des cantonales réside dans le taux de participation qui atteint un très timide 45%. Ce qui constitue la plus faible participation enregistrée aux élections cantonales. Un taux qui peut s'expliquer par le fait que ces élections, depuis 1994, n'étaient pas couplées à une autre élection locale. Le dernier grand rendez-vous de 2012 a été marqué par une poussée du Front national, qui talonne l'UMP, alors que le PS n'arrive pas à amplifier de façon significative, pour le moment, sa victoire de 2004.
Le PS réalise un bon score, mais ne profite pas de la faiblesse de son adversaire UMP pour augmenter sensiblement ses résultats par rapport aux élections précédentes, signe de sa difficulté à convaincre l'opinion. Selon les totaux partiels du ministère de l'intérieur, le PS recueille 25,11 % des voix. Malgré cela, la gauche "élargie" est en tête au niveau national.
Pas de Front républicain pour l'UMP
L'UMP pour sa part obtient au niveau national 17,13%. "Nous laissons nos électeurs libres de leur choix" quand l'UMP est absente au second tour, a lancé le patron du parti présidentiel Jean-François Copé, refusant de choisir entre le vote FN et le front républicain.
Troisième parti national à l'issue de ce 1e tour, le Front National s'offre "une poussée" comme le mentionnait hier Marine Le Pen, sa présidente. Le FN obtient exactement 14,71%. Un score trois points plus élevé qu'en 2004, où il avait obtenu 12,13 %. Le parti de Marine Le Pen sera présent dans pas moins de 206 cantons au second tour. Dans 115 d'entre eux, il sera opposé au PS.
De son côté, Europe Ecologie Les Verts (EELV), avec 8,30 %, confirme la bonne dynamique démarrée lors des régionales et s'impose comme un partenaire obligé du PS. Enfin, le Front de gauche obtient aux environs de 9% et reste dans sa lancée des régionales. Les radicaux de gauche plafonnent à 1,49 % des voix. Preuve supplémentaire que le Parti socialiste a du mal à contenir les partis à sa gauche.
La gauche ne creuse pas l'écart
De fait, si on additionne les voix des différents partis, la gauche (large) et les écologistes sont autour de 50 %, la droite autour de 30 % , le FN autour de 15%. La présidente du Front national Marine Le Pen a aussitôt salué un succès "historique" pour son parti, presque au coude-à-coude avec l'UMP, étiquette à laquelle de nombreux candidats de la majorité présidentielle ont préféré celle de Divers droite pour cause d'impopularité de Nicolas Sarkozy.
Sur la carte des 100 départements français, la gauche reste majoritaire dans 58 départements, la droite dirigeant les autres. Dans une vingtaine de départements, les majorités sont fragiles, à moins de cinq sièges, et pourraient basculer.


