Le poète blessé

Je t’imagine assis sur le pierre d’ELVIRE
Poète blessé, l’âme en peine, soucieux,
En essayant de brandir haut et fort ta lyre,
Interrogeant les cieux.
Tu essaies d’arrêter l’envol inexorable
Du temps, qui efface tous tes beaux souvenirs
Mais ton espoir est vain et ton rêve improbable :
Elle vient de mourir !
Pour moi ce lac, triste miroir de ta détresse,
Traduit mieux qu’un tombeau ce qu’était ton amour
Tu ignorais le temps et toutes ses tristesses
Tu pensais à toujours.
Heureusement, tu détiens la magie du verbe,
Et tes mots harmonieux dédiés à l’être aimé
Montent, s’étalent dans l’azur, telle une gerbe
Disent : ils ont aimé
Max Fauvette


