Le ministre du Logement quitte Saint-Louis sans annonces

À la sortie de cette table ronde, Olivier Klein a rappelé les annonces effectuées un peu plus tôt par la Première ministre, notamment concernant la rénovation thermique qui bénéficiera d'un accompagnement à hauteur de 50% du taux de subvention pris en charge par l'Agence nationale de l'Habitat.
Le ministre a également évoqué la nécessité de dynamiser la construction de logements neufs "en travaillant avec l'ensemble des bailleurs du territoire de La Réunion pour qu'ils soutiennent cette volonté."
Le logement social dans l'impasse
Mais le ministre du Logement savait surtout qu'il était attendu sur la question du logement social. "Il est également nécessaire que nous ayons une volonté de produire des logements sociaux là où les maires sont volontaristes, comme ici, mais également dans toute l'île de La Réunion. Il y a encore des zones qui sont déficitaires. Il est important que l'effort soit collectif et porté par les 24 villes de La Réunion."
C'est un sujet d'importance pour la maire de Saint-Louis, qui a voulu mettre en avant "les difficultés auxquelles les Saint-Louisiens sont confrontés pour accéder à un logement social, l'insuffisance de la production, mais aussi le cas particulier des bénéficiaires du RSA qui ont énormément de mal à obtenir un logement en raison d'un taux d'effort trop élevé fixé légitimement par les bailleurs. Si le logement social ne parvient plus à soutenir les plus démunis, alors il y a un sujet à prendre en compte", estime-t-elle.
"Ne pas créer de fractures au sein des villes"
"Cet échange d'une heure était important pour nous, afin de discuter des véritables enjeux et d'aborder les difficultés en profondeur. En ce qui concerne la politique de la ville, nous avons pu attirer l'attention du ministre sur la nécessité de ne pas créer de fractures au sein même des villes, entre les quartiers bénéficiant de la politique de la ville et ceux qui n'en bénéficient pas", a souligné Juliana M'Doihoma, qui espère que ce sujet sera pris en compte lors de la révision des contrats de ville à la fin de l'année.
L'autre sujet d'intérêt pour Juliana M'Doihoma concerne les différentes lois qui entravent la possibilité d'aménagement du territoire dans les territoires ultramarins. "Il est compréhensible que nous soyons tenus de respecter la loi littorale lorsque nous sommes à Bel-Air, mais cela nous bloque lorsque nous sommes à La Fenêtre. Comme de nombreux élus, notre idée était de plaider en faveur des spécificités locales", indique la maire de Saint-Louis.
Le dernier point abordé entre la maire et le ministre concernait la revitalisation du cœur de ville. "Saint-Louis a manqué l'opportunité de rejoindre l'initiative Action Cœur de Ville par le passé. Il est essentiel de donner une nouvelle dynamique pour changer l'image et donner une autre dimension au cœur de ville de Saint-Louis."


