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LDH: Le mouvement social des ex-salariés de l'Arast pose une série d'interrogations qui doivent être soumises à l'évaluation citoyenne

Ecrit par zinfos974 – le lundi 30 janvier 2012 à 07H57

A la suite de l’accord annoncé concernant les ex-salariés de l’ARAST, le bureau de la section de la LDH à la Réunion s’est réuni ce 27/01/2012 pour tirer les conclusions de ce mouvement social exceptionnel auquel la LDH a apporté son concours depuis 2 ans, en tant qu’organisation indépendante et non partisane. Sous réserve de l’exécution rapide des engagements publics pris par le Conseil Général et les AGS, l’accord obtenu démontre la force de l’action collective des citoyens pour le respect des droits, ce qui est un important motif de satisfaction.
 
Cependant, l’historique du mouvement qui a conduit la LDH, à la demande des ex-salariés de l’ARAST, à proposer sa médiation puis à saisir le Défenseur des Droits au niveau national, fait apparaitre une série d’interrogations qu’il convient désormais de soumettre à l’évaluation citoyenne.
 
Alors que les droits des ex-salariés de l’ARAST étaient reconnus par toutes les parties, pourquoi ces salariés, essentiellement des femmes, se sont-ils vu imposer deux années de lutte et la violence de deux grèves de la faim ?
 
Alors qu’un accord intérimaire avait été préconisé il y a deux ans par l’autorité préfectorale et qu’un tel accord est aujourd’hui reconnu possible et nécessaire par le Conseil Général et les AGS, pourquoi a-t-il fallu deux années  aux autorités publiques pour assurer le respect des droits des salariés concernés ?
 
Pourquoi le représentant local du Défenseur des droits sollicité par les salariés de l’ARAST et interpellé par la LDH, a-t-il dans un premier temps  refusé son concours, ce qui a conduit la Ligue à saisir la Défenseurs des Droits au niveau national en décembre dernier ?
 
Quelles raisons expliquent le silence de diverses organisations ou partis se réclamant  de la défense des droits ?
 
Alors que l’ARAST était financée sur fond publics pour des missions d’intérêt général, pour quelles raisons n’a-t-il pas été possible de prévenir le désastre social constitué par la faillite de cette association employant 1200 salariés et quelles sont les responsabilités engagées ?
 
La LDH, qui se voit confortée dans son action pour le respect  des droits économiques et sociaux à la Réunion, invite les citoyens et les acteurs publics de notre département  à porter ces interrogations. Elle les invite à mesurer l’état exact de notre dialogue social dans un contexte de crise qui aggrave la situation des plus défavorisés, et,  dans un esprit de solidarité et de justice, à tirer les leçons du mouvement social des ex-salariés de l’ARAST dont le courage et la détermination doivent être salué.
 
Saint-Denis, le 27/01/2012

 

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