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La Poste : les syndicats déplorent un "manque de dialogue" de la PDG en visite à La Réunion

Ecrit par P.M. – le jeudi 22 octobre 2026 à 17H08
L’intersyndicale de La Poste s’est rassemblée devant la Nordev pour réclamer un entretien avec la PDG du groupe, Marie-Ange Debon, et faire entendre ses revendications sur l’emploi et les conditions de travail.

Mobilisée devant les grilles de la Nordev, l’intersyndicale CGTR FAPT, SUD et FO COM souhaitait obtenir un entretien avec Marie-Ange Debon. Si la présidente-directrice générale de La Poste est venue saluer les représentants syndicaux en début d’après-midi, aucune proposition de rencontre n’a suivi, selon ces derniers.

Un salut, mais pas l’entretien espéré. Réunis en fin de matinée ce jeudi devant les grilles de la Nordev, où se tenait une convention réunissant les dirigeants et les managers de La Poste, les représentants de l’intersyndicale CGTR FAPT, SUD et FO COM ont voulu interpeller la PDG du groupe, Marie-Ange Debon, en visite dans l'île. En l'absence de rencontre avec la PDG, ils regrettent un "manque de dialogue", alors qu’ils souhaitent lui présenter leurs revendications sur l’emploi, les conditions de travail et l’avenir du service public postal à La Réunion.

Interrogé avant l’arrivée de la PDG sur place, Loïc Désirée, secrétaire général de la FAPT-CGTR, a dénoncé l’absence de rendez-vous avec les représentants du personnel lors de sa visite. "Elle a reçu les élus des collectivités, elle reçoit les dirigeants et les managers de La Poste, et les organisations syndicales, représentantes du personnel, ont été exclues de cette visite", déplore-t-il.

L’intersyndicale avait donc choisi de se rendre devant la convention pour faire entendre ses demandes. Selon Loïc Désirée, les syndicats avaient déjà indiqué à la direction locale, lors d’une réunion de négociation, qu’ils souhaitaient échanger avec la présidente. "On a dit au directeur de La Poste de La Réunion qu’on est ouvert au dialogue", expliquait-il, assurant être sans réponse depuis trois jours.

L’emploi et les conditions de travail au cœur des revendications

Dans leurs revendications, les organisations syndicales alertent d’abord sur les effectifs. Selon les chiffres avancés par Loïc Désirée, ceux-ci seraient passés de 1.550 agents en 2024 à 1.300 aujourd’hui, soit une baisse de 250 en moins de deux ans. Une évolution qu’il associe à une "dégradation des conditions de travail" des postiers et des postières.

L’intersyndicale réclame des embauches immédiates et soulève également des difficultés liées au parc automobile, aux réorganisations des services et aux primes. Elle entend aussi défendre les missions de service public et la présence des bureaux de poste sur le territoire.

Pour son porte-parole, ces sujets nécessitent un échange sur les choix du groupe à La Réunion. "Nous avons des revendications qui sont spécifiques à notre département, qui ne peuvent pas être un copier-coller des décisions nationales", insiste-t-il.

Loïc Désirée évoque également les difficultés de retour des postiers réunionnais travaillant dans l’Hexagone, notamment lorsqu’ils souhaitent se rapprocher de leur famille à la suite d'un décès ou d'une maladie. Autant de préoccupations que l’intersyndicale espérait porter directement auprès de Marie-Ange Debon.

La PDG s’est finalement arrêtée pour saluer les syndicalistes en début d’après-midi, selon le représentant de la CGTR. Un contact qui n’a toutefois débouché sur aucune proposition de rencontre, selon ce dernier.

Etiquettes : La Poste | PU1

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