La Plaine-des-Palmistes : l’opposition saisit la justice en s'appuyant sur le rapport de la Chambre régionale des comptes

L’opposition palmiplainoise alerte la justice après un rapport de la Chambre régionale des comptes révélant des irrégularités dans la gestion de la mairie depuis 2020.
L’opposition municipale de La Plaine-des-Palmistes annonce, ce 15 novembre, avoir saisi la procureure de la République à la suite de la publication du rapport d’observations définitives de la Chambre régionale des comptes (CRC) portant sur la gestion de la commune depuis 2020. Le document met en lumière une série d'alertes financières que le groupe d’opposition La Plaine des Possibles juge suffisamment graves pour justifier l’ouverture d’une enquête pénale.
Selon la CRC, plusieurs points questionnent la probité et la régularité de la gestion municipale : risques de conflits d’intérêts liés à l’emploi d’agents apparentés à des élus, l'absence de dispositif de prévention déontologique, irrégularités comptables avec la disparition de carnets de tickets évalués à 7 339 euros, ou encore le versement d’indemnités sans base juridique, susceptibles de constituer une utilisation illégale de fonds publics. Le rapport pointe également des manquements aux règles de la commande publique, notamment l’abandon injustifié de 110 500 euros de pénalités envers une entreprise dans le cadre de la construction de la piscine municipale.
L’opposition dénonce également un défaut de transparence, évoquant l’absence de transmission de plusieurs avenants au contrôle de légalité pour des projets structurants tels que la piscine, la médiathèque ou le stade.
Face à ces constats, la conseillère municipale Sophie Arzal, au nom du groupe d’opposition, a décidé de signaler les faits au parquet sur le fondement de l’article 40 du Code de procédure pénale. Elle demande qu’une enquête préliminaire soit ouverte pour déterminer si des infractions pénales — prises illégales d’intérêt, détournement de fonds publics ou favoritisme — ont été commises.
« Les Palmiplainois ont droit à une administration transparente, respectueuse de la légalité et de la probité », rappelle Sophie Arzal, candidate aux municipales de 2026.


