"La guerre ne doit pas toucher nos enfants" : Perceval Gaillard s’oppose aux propos du chef d'état-major

Le député de la 7ᵉ circonscription de La Réunion, Perceval Gaillard, a vivement réagi aux déclarations du chef d’état-major des armées, Fabien Mandon, tenues lors du congrès de l’Association des maires.
En évoquant la possibilité d’un conflit impliquant la France "dans trois ou quatre ans", le chef d'état-major des armées, Fabien Mandon, a appelé ce mercredi 19 novembre les communes à préparer leurs populations à un contexte international qu’il juge de plus en plus instable. Pour Perceval Gaillard, député de la 7e circonscription, les propos du CEMA dépassent largement le cadre de ses fonctions : "Un chef d’état-major ne devrait pas dire ça !", déclare-t-il. Selon lui, Fabien Mandon a avancé des évaluations et des pronostics "qui n’ont aucune validation officielle" et a désigné des ennemis et alliances "jamais débattus démocratiquement ni évoqués par les autorités compétentes".
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Une sortie jugée irresponsable
Le député qualifie de "scandale" l’affirmation du chef militaire selon laquelle il faudrait accepter le risque de "perdre des enfants". "Le CEMA outrepasse clairement son rôle, et ce n’est pas la première fois", critique Perceval Gaillard. Il pointe également du doigt la responsabilité du président de la République, qu’il accuse de laisser "ce militaire sortir de son droit de réserve et d’orienter les politiques de défense" alors que l’armée devrait uniquement conseiller le pouvoir civil.
Selon le député réunionnais, ces prises de position s’inscrivent dans un contexte de tensions accrues avec la Russie : "Après le ministre qui voulait mettre l’économie russe à genoux, voici le chef d’état-major qui veut déclarer la guerre. Ces gens, par idéologie ou calcul politique, font passer leurs intérêts immédiats avant la sécurité de la Nation."
Pour la paix et le non-alignement
Perceval Gaillard appelle à une politique de paix et de non-alignement : "Qu’ils envoient leurs enfants se faire tuer avant d’envoyer les nôtres mourir pour leurs lubies", lance-t-il. Il alerte sur les risques d’un conflit nucléaire et plaide pour le respect du droit international et la paix en Europe : "La guerre sur le sol européen ne sert que les intérêts des puissances extérieures, États-Unis et Chine en tête."
Le député conclut en évoquant l’horizon 2027, espérant porter une "nouvelle voix pour la France" et tracer "une nouvelle voie pour l’Europe", fondée sur la paix entre les peuples et le non-alignement.


