La grève se poursuit à la Chambre d'agriculture sur fond de campagne électorale

L'annonce chez nos confrères du Jir ce mercredi matin de la candidature de Frédéric Vienne à la présidence de la FDSEA a été vécue comme une trahison par certains salariés. Présent sur le piquet de grève, le président des JA (Jeunes Agriculteurs) Guillaume Sellier y est allé de son petit commentaire, en précisant que contrairement à d’autres, lui n’était pas en campagne, et qu’il n’était « pas candidat à la présidence de la Chambre d’agriculture ».
Serge Latchoumanin, délégué CGTR de l’intersyndicale formée avec FO et la CFDT, rappelle les principales revendications rejetées hier par la direction de la Chambre d’agriculture : augmentation des frais kilométriques qui n’auraient pas évolué « depuis 20 ans » alors même que le parc automobile de la Chambre a été restreint pour des motifs économiques ; application de l’augmentation du point d‘indice de 13 centimes d’euros (de 7,49 euros à 7,62 euros) votée en commission nationale paritaire.
Ces deux points ont été rejetés par la direction de la Chambre, quand bien même le président Frédéric Vienne aurait donné, assurent les syndicats, son accord lors des discussions. « On nous dit que c’est le préfet qui a refusé l’application de l’augmentation du point d’indice, mais on ne nous a pas donné la moindre motivation sur la décision », déplore Serge Latchoumanin.
Pour certains, ce désengagement de Frédéric Vienne confirmerait aussi l’absence d’ambition de la direction locale. « La Chambre d’agriculture est un bato fou dirigé par Paris et nous réclamons plus d’autonomie », s'indigne un salarié, en évoquant un processus de centralisation dans l’Hexagone de certains services, comme l’informatique, censé produire des économies de fonctionnement en réduisant les emplois locaux.


