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La garde à vue d'Alexis Chaussalet a provoqué une vague de protestation

Audience au préfet, demande d'excuses, appel au rassemblement de lundi... Les syndicats et élus politiques réagissent suite à la garde à vue du représentant de l'UNL local, Alexis Chaussalet, et de deux autres membres.
Ecrit par zinfos974 – le vendredi 18 février 2011 à 07H20

La FSU Réunion s’indigne des conditions dans lesquelles s’est déroulé la garde à vue d’Alexis Chaussalet, secrétaire de l’UNL Réunion hier, dans les locaux de la gendarmerie du Tampon. "Il n’est en effet pas admissible qu’un mineur soit successivement, menotté, entièrement déshabillé, fouillé au corps, attaché à une pierre et humilié. De tels traitements relèvent de méthodes employées sous d’autres cieux ou dans de sombres périodes qu’on espérait révolues dans notre pays", dénonce Christian Picard de la FSU. Le syndicat a demandé une audience au Préfet de la Réunion, Michel Lalande, "afin que toute la lumière soit faite sur ces méthodes".

L'Unef Réunion revendique le droit de manifester et condamne fermement "les diverses formes de répression dont sont victimes les jeunes lycéens de l’académie", explique le vice-président Stéphane Maillot. "Force est de constater que les gendarmes ont tenté d’intimider et de faire pression sur la jeunesse lycéenne de l’île, qui commençait à gonfler les rangs de la manifestation contre les suppressions de poste", ajoute-t-il. Ainsi, l'Unef appelle tous les étudiants, les partenaires sociaux et élus politiques, ainsi que l'ensemble des lycéens à se mobiliser à l'occasion du rassemblement prévu lundi 21 février, à 9h devant le lycée Roland Garros au Tampon.

Au niveau national, le président de l'UNL, Victor Colombani prévient le gouvernement : "Que le gouvernement l’entende bien, les lycéens réunionnais sont d’ores et déjà déterminés à poursuivre la mobilisation, et de plus belle encore. L’UNL exige des excuses publiques aux lycéens et à Alexis Chaussalet de la part du préfet de la Réunion. Elle demande également au gouvernement de cesser toute méthode répressive, et d’entamer une politique ambitieuse pour l’Education Nationale, qui implique des moyens humains et financiers".

La FCPE-CDPE 974, fédération de parents d'élèves, demande également au Préfet la levée des éventuelles poursuites et la tenue d'une table ronde avec l'ensemble de la communauté éducative. Jean-Odel Oumana, le vice président, craint que "les donneurs d’ordre qui ont pris cette décision doivent mesurer  les conséquences que cela risquent de produire face à une jeunesse inquiète pour leur avenir et une communauté éducative qui ne parle que d’une même voix".

L’Union Syndicale Solidaires-Réunion dénonce la violence que constitue la mise en garde à vue (même pour quelques heures) du représentant de l’UNL, "juste parce que cette organisation avec d’autres, s’oppose avec fermeté à la politique de destruction du Service Public de l’Education. L’Ecole pour nos jeunes, en particulier dans un département où le nombre d’élèves augmente chaque année et où l’illettrisme est un fléau doit être la priorité des priorités", a affirmé Jocelyn Cavillot, le délégué général.

Le SAIPER-PAS974 condamne la garde à vue de mineurs manifestant pour leur avenir. Il apporte spontanément son soutien à ces lycéens et s’indigne de telles pratiques alors que les faits qui leur sont reprochés se sont déroulés dans le cadre d’une action contre les suppressions de postes dans l’Education Nationale.

Du côté des élus politiques, Huguette Bello a participé à la mobilisation hier devant les locaux de la gendarmerie, et soutient vivement Alexis Chaussalet. Gélita Hoarau, la sénatrice, était également présente. Dans la journée, Jean Jacques Vlody a exprimé son indignation et dénoncé "les conditions scandaleuses et inadmissibles des interpellations d’Alexis Chaussalet, président de l’ UNL, et de deux autres de ses représentants, suite aux manifestations lycéennes".

 

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