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"La fusion Casud-Civis est devenue inévitable"

Ecrit par zinfos974 – le vendredi 22 mai 2015 à 14H48

La crise politique que traverse la Casud incite le Collectif pour le développement de la Microrégion Sud à réagir.
 
Pour Krishna Damour, son porte-parole, le risque d’une mise sous tutelle de la Casud, qui affectera le développement de la micro-région, doit trouver "une issue politique".

Cette solution semble se dessiner, selon lui, avec l’implication d’un "maire apparenté UDI/Objectif Réunion et d'un député-maire socialiste du progrès, et ce malgré l’approche des Régionales". Ils montrent "une démarche responsable pour sortir de cette crise dans l’intérêt général de la population" selon le représentant du collectif.
 
Cette crise conduit le collectif à renouveler son message de création d’une unique communauté d’agglomération pour le territoire du sud. "Une revendication que nous  évoquons depuis 2006. Et d’ailleurs, nous avions déjà eu un entretien de travail à ce sujet avec le précédent sous-préfet. Mais, à l’époque, les décideurs politiques étaient réticents. Si aujourd’hui, le sud se retrouve avec deux EPCI, dois-je rappeler que c’était également pour des raisons politiques politiciennes. Nous héritons donc d’une particularité d’avoir deux EPCI pour une même micro-région. Un Situation unique à La Réunion", déplore-t-il.
 
Les "mentalités des principaux protagonistes" semblent aujourd’hui "prêtes" à envisager l’éventualité de cette fusion. D’une part pour des raisons budgétaires. D’autre part, la création d’une grande intercommunalité offrira, sur un plan stratégique, un souci de cohérence évidente selon lui.
 
Le Collectif prend aussi appui sur les dernières tendances législatives introduites par la réforme territoriale (Notre). "L’essence de cette réforme, c’est la diminution du millefeuille administratif. Le projet de loi du 17 juin 2014 poursuit l’objectif d’une diminution du nombre de syndicats intercommunaux au profit d’EPCI à fiscalité propre. Et afin que ces opérations soient terminées au 31 décembre 2016, le projet de loi met en place une procédure dérogatoire au droit commun qui permet au préfet de créer, de modifier, de fusionner tout EPCI", rapporte Krishna Damour.
 
Un projet de loi qui prévoit qu’au 1er janvier 2017, les intercommunalités devront être organisées autour d’un même bassin de vie. "Je vois mal dans le cadre de ces prérogatives dictées par la loi que le préfet puisse tolérer deux municipalités limitrophes faire partie de deux EPCI différentes telles que Le Tampon et Saint-Pierre. Le rapprochement des deux EPCI du sud est devenu inévitable".
 

 

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