La France signale six nouvelles plateformes à la justice après le scandale Shein

La France élargit son action contre les dérives des marketplaces en saisissant la justice pour six plateformes impliquées dans la vente de produits illégaux.
Après le scandale des poupées à caractère pédopornographique vendues sur Shein, le gouvernement français a élargi ses contrôles et décidé de signaler six autres plateformes de commerce en ligne à la justice. Les sites AliExpress, Joom, eBay, Temu, Wish et Amazon sont concernés. Le ministre du Commerce, Serge Papin, a confirmé que des saisines du procureur de la République avaient été effectuées à la suite d’investigations menées par la DGCCRF.
Les contrôleurs ont découvert plusieurs infractions graves. AliExpress et Joom proposaient à la vente des poupées présentant un caractère pédopornographique. Des armes de catégorie A, telles que des machettes ou des poings américains, étaient également accessibles sur des plateformes comme Wish, Temu, AliExpress et eBay, alors que leur commercialisation est strictement interdite. Les autorités ont aussi relevé que certaines plateformes, dont Wish, Temu et Amazon, ne respectaient pas leurs obligations de filtrage concernant les contenus pornographiques susceptibles d’être consultés par des mineurs.
Les ministres du commerce des pays de l'UE se rencontrent fin novembre
Cette affaire illustre un problème plus vaste lié à la circulation de produits illégaux via des marketplaces internationales. La question de la responsabilité de ces acteurs revient au premier plan, notamment concernant la vente par des vendeurs tiers et la difficulté de contrôler efficacement des flux de marchandises venant du monde entier. Le gouvernement insiste sur la nécessité de clarifier et de renforcer les obligations de ces plateformes, que ce soit en matière de vigilance, de modération ou de retrait rapide des produits illicites.
Serge Papin a annoncé la tenue d’une réunion à Bercy le 27 novembre avec les ministres du commerce des États membres de l’Union européenne afin d’aborder la question de l’impact global de ces marketplaces. Les autorités françaises souhaitent une réponse coordonnée à l’échelle européenne, estimant que le problème dépasse largement les frontières nationales.


