La France intercepte un pétrolier sous pavillon de Madagascar soupçonné de contourner les sanctions contre Moscou

Le Tagor, un pétrolier en provenance de Russie, a été arraisonné par la Marine nationale dans l'Atlantique. Paris le soupçonne d'appartenir à la « flotte fantôme » utilisée pour contourner les sanctions occidentales.
La France a intercepté dimanche 31 mai le pétrolier Tagor à plus de 700 kilomètres des côtes bretonnes. Le navire, parti de Mourmansk en Russie et naviguant sous pavillon de Madagascar, est soupçonné d'être lié à la « flotte fantôme » russe, un réseau de pétroliers utilisé pour poursuivre les exportations de pétrole malgré les sanctions européennes et américaines.
Lors du contrôle, les autorités françaises ont relevé des irrégularités concernant le pavillon du bâtiment. Selon le parquet de Brest, le capitaine du navire, de nationalité russe, aurait également refusé d'obtempérer aux injonctions de la Marine nationale. Une enquête a été ouverte pour défaut de pavillon, non-justification de nationalité du navire et refus d'obtempérer.
La Marine nationale a arraisonné hier matin un nouveau pétrolier sous sanctions internationales en provenance de Russie : le Tagor. Notre détermination est constante et totale.
Cette intervention a été effectuée en Atlantique, en haute mer,… pic.twitter.com/zxEslYjbUE
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) June 1, 2026
Le président Emmanuel Macron a salué cette opération, estimant que ces navires participent au contournement des sanctions imposées à Moscou depuis le début de la guerre en Ukraine. De son côté, le Kremlin a dénoncé une intervention « illégale », qualifiée de « piraterie internationale ». Il s'agit du quatrième pétrolier soupçonné d'appartenir à la flotte fantôme russe intercepté par la France depuis 2025.


