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La commune du Tampon leur doit 1 million d’euros: Les consorts Payet passent à l’action

Depuis lundi, les héritiers de la famille Payet se mobilisent devant le chantier de la gare routière de la Chatoire à proximité du terrain litigieux. Las d’attendre, ils ont décidé de passer à l’action.

Ecrit par PB – le mardi 14 juin 2022 à 15H29

Les membres de la famille Payet se mobilisent, déterminés à faire entendre et appliquer la loi. Il y a plus de 30 ans, la commune acquiert une partie des terres de Felix Maurice Payet, planteur à la Chatoire. Un arrêté du juge des expropriations de La Réunion confirme l’utilité publique dans le but d’aménager la ZAC La Chatoire.

Les travaux sur la parcelle de plus de 7.000m2 n’aboutissent jamais, poussant la famille à saisir la justice. Le 3 septembre 2021, le tribunal de Saint-Pierre condamne la mairie du Tampon à verser 1 million d’euros aux consorts Payet au titre de l’indemnité sur la plus-value.
 

Une victoire pour Gino Payet qui a mené avec ses frères et sœurs un combat judiciaire de plus de 30 ans. Depuis la condamnation, pourtant assortie d’une exécution provisoire, les héritiers Payet n’ont pas vu le moindre euro leur être versé. 

Un courrier signé du maire, datant de février dernier, les rassure pourtant du suivi du jugement. Mais du fait de « l’insuffisance des crédits inscrits au budget communal 2021 », les consorts Payet doivent encore patienter.  Il leur faudra attendre « au plus tard le 15 avril », le temps d’inscrire et de faire voter « cette dépense au budget communal de 2022 », précise le courrier. 

Début juin, les huit héritiers Payet ne voient toujours rien venir. Un juge de l’exécution est saisi mais l’audience est reportée au 1er juillet prochain.  Gino Payet, installé dans la Grande île, a également interpellé le garde des Sceaux et le préfet de La Réunion pour tenter de faire plier la mairie. 

Ce lundi, ses frères et sœurs à bout ont franchi une étape et ont fait stopper, à proximité du terrain, un chantier de la CASUD. « Si on ne fait rien bouger, les choses ne vont pas avancer. Personne de la commune ne veut nous écouter. Nous ferons le piquet de grève tous les jours s’il le faut », lance Colette, une des héritières. 

Contactée, la mairie – qui a fait appel du jugement du 3 septembre 2021 devant la cour de Saint-Denis – n’a à l’heure où nous écrivons ces lignes, pas répondu à nos sollicitations. 
 

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