La Bretagne : des parents passent la nuit dehors pour inscrire leurs enfants aux activités périscolaires

L’APE Peep de l’école Philibert Commerson réclame une augmentation urgente du nombre de places d’accueil périscolaire. Chaque année, les inscriptions en périscolaire deviennent un véritable parcours du combattant pour les familles. Certains parents vont même jusqu'à passer la nuit dehors pour espérer décrocher une place.
L’Association des parents d’élèves (APE) Peep de l’école Philibert Commerson, à La Bretagne, tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme. À l’approche des inscriptions aux activités périscolaires, plusieurs dizaines de parents se sont vus contraints de passer la nuit devant les locaux du collectif de la Bretagne pour espérer décrocher une place, alerte-t-elle par voie de communiqué.
« Cette année, c’est la nuit du dimanche 29 juin au lundi 30 juin, qui a vu plusieurs dizaines de parents arriver dès vingt heures afin d’attendre l’ouverture des locaux le lendemain matin », explique l’APE. Pour l'association, c’est la seule solution pour obtenir une des rares places disponibles.
Demande d'une réunion d'urgence
Sur les 150 élèves de la maternelle, seuls une trentaine peuvent être accueillis en dehors des horaires scolaires. Du côté de la primaire, ils sont 60 sur environ 250.
Des chiffres jugés largement insuffisants par l’association, qui alerte la mairie sur cette situation « qui empire ».
Les besoins en matière de garde d’enfants sont importants dans ce quartier populaire, souligne l’APE. « De nombreux parents travaillent et sont dans l’impossibilité de déposer ou de récupérer leurs enfants aux horaires d’ouverture, c’est-à-dire 7h50 le matin et 15h45 le soir. »
Tout en précisant ne pas vouloir « stigmatiser le collectif de la Bretagne », l’association pointe un manque de moyens structurels. « Le collectif n’est pas responsable du nombre de places proposées », tient-elle à rappeler.
L’APE Peep appelle désormais à « une réunion d’urgence avec les pouvoirs publics : municipalité, caisse des allocations familiales et la DRAJES », afin de redessiner une offre adaptée aux besoins du quartier. L’objectif : « satisfaire toutes les demandes et permettre aux parents travaillant ou recherchant un emploi de faire garder leurs enfants sans avoir besoin de passer une nuit dans le froid ».
"Tout ce qui est possible, nous le finançons"
Interrogée par nos soins sur le sujet, la mairie de Saint-Denis indique que "le collectif ouvre des places qui leur ont été agréées par la DRAJES et par la PMI" et qu'en ouvrir plus "est illégal".
"Cette affaire est administrative", poursuit la municipalité, soulignant qu'il y a d'autres structures qui proposent du périscolaire sur la ville, comme la SPL Opé.
"Les parents d'élèves peuvent s'adresser à d'autres infrastructures comme la SPL et d'autres associations du secteur qu'on met à disposition. En tout cas, la ville, nous finançons les places qui sont agréées, toutes les places qui sont agréées sans se limiter. Tout ce qui est possible, nous le finançons à la disposition des parents sans aucun problème."



