Journée mondiale du chat : trois bonnes raisons de faire stériliser votre animal

Chaque 8 août, la Journée mondiale du chat met à l’honneur nos compagnons à moustaches. Mais à La Réunion, où l’errance féline atteint des niveaux critiques, cette date est aussi l’occasion de rappeler un geste essentiel : la stérilisation. Un acte simple aux bénéfices souvent bien plus vastes qu'on ne l'imagine.
La Journée mondiale du chat, célébrée chaque 8 août, est souvent l’occasion de célébrer nos compagnons à moustaches. Mais à La Réunion, ce rendez-vous prend une dimension particulière. Sur l’île, l’errance animale qui concerne les chiens comme les chats atteint des proportions alarmantes, et avec elle, son cortège de souffrances. Une situation qui appelle à un sursaut collectif.
Un chat non stérilisé : des dizaines de milliers de descendants
Des dizaines de milliers de chats errants vivent aujourd’hui sur notre territoire. Une seule femelle non stérilisée peut engendrer, avec sa descendance, plusieurs milliers de petits en quelques années. Sur 4 ans, le chiffre est évalué à... 20.000 descendants. Et pourtant, la stérilisation reste encore trop peu pratiquée, malgré les campagnes de stérilisation gratuite proposées par les intercommunalités (Territoire de l'Ouest ; CINOR ; CASUD ; CIVIS ; CIREST).
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Ce simple acte vétérinaire apparaît encore plus crucial quand on sait qu'à La Réunion, près de 10.000 animaux finissent euthanasiés chaque année dans les fourrières (2.373 chats et 6.570 chiens en 2023). Notre île représente d'ailleurs à elle seule 20% des euthanasies réalisées sur le territoire national.
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Réduction des comportements à risque et meilleure santé
La stérilisation permet en outre de réduire les comportements à risques (bagarres, fugues, marquages), tout en améliorant la qualité de vie de l’animal.
Et pour les femelles, l'absence de stérilisation est corrélée à un risque élevé de tumeur mammaire ou d'infection de l'utérus, engendrant des soins très onéreux et souvent la mort de l'animal. La stériliser précocement permet donc de protéger sa santé.
Préservation de la biodiversité
La stérilisation permet aussi, en empêchant des naissances incontrôlées, de limiter l'impact environnemental, les chats sauvages représentants un danger pour certaines espèces (pétrels et tuit-tuits notamment).
Par ailleurs, on observe chez les chats stérilisés une diminution de la chasse : "La petite faune sauvage et l’équilibre de l’écosystème sont mieux préservés", note le ministère de l'agriculture, qui précise qu'en outre un chat qui chasse plus a tendance à s'éloigner et de fait est confronté à un risque plus élevé d'accident ou de maladies.
Contrairement aux idées reçues, il n'est pas nécessaire d'attendre les premières chaleurs pour stériliser une chatte, et encore moins d'attendre qu'elle ait eu une portée avant d’être stériliser. L'opération peut être réalisée dès le plus jeune âge (8 semaines), permettant aux propriétaires de ne pas être démunis face à une portée "surprise", ajoute le ministère.
Adopter pour sauver une vie
Tandis que les portées s’enchaînent, les refuges et associations croulent sous les demandes de prises en charge. Adopter un chat, c’est lui offrir une seconde chance, mais aussi désengorger un système à bout de souffle.
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Pour autant, une adoption doit être réfléchie : elle implique des soins, du temps, de l’amour et des frais vétérinaires à anticiper. Adopter un chaton, un adulte ou même un senior, c’est s’engager sur la durée.
Devenir famille d'accueil
Posséder un animal implique des responsabilités légales et morales. L’abandon est un délit passible de peines judiciaires. Chaque propriétaire a le devoir de protéger son animal, le faire identifier, le soigner et éviter sa reproduction incontrôlée. Et si l'on souhaite aider sans pouvoir s'engager dans la durée, il est toujours possible de se proposer comme famille d'accueil aux associations qui œuvrent sur l'île.
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