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Joseph Rivière monte au créneau face à l'immigration : "Les Outre-mer ne sont pas la poubelle de la République"

Lors des récentes Questions au Gouvernement, Joseph Rivière, député de la 3e circonscription de La Réunion, a exprimé son inquiétude face à la situation d’immigration illégale croissante dans les départements d’Outre-mer, particulièrement à Mayotte et La Réunion. Il a adressé une vive interpellation à Nicolas Daragon, ministre délégué chargé de la Sécurité du Quotidien, dénonçant la gestion actuelle de la crise migratoire dans la région.
Ecrit par N.P. – le jeudi 14 novembre 2024 à 09H29

Joseph Rivière n’a pas mâché ses mots en accusant les Comores de contribuer à l’immigration irrégulière en déversant des populations vers Mayotte, puis par ricochet à La Réunion. Il a décrit les eaux territoriales de Mayotte comme une véritable "passoire", où les forces de l’ordre sont submergées par l’afflux de migrants, notamment en provenance des Comores.

"Les Comores ont déclaré une guerre à la France en déversant toute son immigration et celle de l'Afrique chez nos frères de Mayotte et par ricochet, à La Réunion", a affirmé le député, soulignant le manque de contrôle des frontières maritimes dans la région.

Le député a également souligné l'impact direct de cette immigration illégale sur la sécurité des territoires. "La prison de Majicavo à Mayotte regorge de criminels d'origine étrangère", a-t-il expliqué, avant de déplorer le transfert récent de 27 détenus de la prison de Majicavo vers La Réunion. Il a évoqué la saturation des établissements pénitentiaires locaux, notamment celui du Port à La Réunion, déjà en surpopulation.

"Quand allez-vous arrêter de subventionner les Comores ?"

 

L’élu a ensuite dénoncé la présence de migrants en situation irrégulière qui, selon lui, "errent dans la nature" et se livrent à des activités criminelles. "Traques d'animaux sauvages, vols et tortures d'animaux domestiques, agressions de femmes et de vieillards dans des lieux publics et privés, occupations des rues avec machettes en plein jour", a listé Joseph Rivière, qualifiant la situation de "contre-société".

Il a insisté sur la nécessité de rétablir une politique de "tolérance zéro" vis-à-vis des migrants illégaux, rappelant que, "à une époque pas si lointaine", ces individus étaient systématiquement renvoyés chez eux, aux Comores. "Les consignes étaient claires, tolérance zéro", a-t-il martelé, avant de conclure sur un appel à la responsabilité du gouvernement : "Quand allez-vous arrêter de subventionner les Comores ?"

En réponse à l’intervention de Joseph Rivière, le ministre délégué à la Sécurité du Quotidien, Nicolas Daragon, a réaffirmé la détermination du gouvernement à lutter contre l’immigration irrégulière, tout en reconnaissant la complexité de la situation. "Sous l’autorité du Premier ministre, Bruno Retailleau et l’ensemble du gouvernement sont engagés pour lutter contre l’immigration irrégulière, quels que soient les territoires", a-t-il assuré.

Nicolas Daragon a ensuite détaillé les particularités des flux migratoires dans les territoires d’Outre-mer. Il a mentionné les récentes vagues d'immigration irrégulière en provenance du Sri Lanka vers La Réunion, et les efforts entrepris par les autorités françaises pour résoudre la situation. Il a précisé que des discussions avaient eu lieu avec les autorités sri-lankaises, ainsi qu’avec le Royaume-Uni, car certains migrants faisaient escale aux îles Chagos avant d’atteindre La Réunion.

Des solutions en cours d’élaboration

 

Quant à Mayotte, le ministre a confirmé que cette île reste la plus touchée par l’immigration en provenance des Comores. Il a aussi évoqué la diversité croissante des flux migratoires dans les autres territoires ultramarins, tels que la Guadeloupe et la Martinique, où l’immigration en provenance d’Haïti, de Cuba et de la République Dominicaine, est également en hausse.

En conclusion, Nicolas Daragon a rappelé les mesures en cours pour faire face à ces défis. "Depuis la loi du 26 janvier 2024, le gouvernement est tenu de remettre un rapport sur les moyens humains et technologiques pour lutter contre l’immigration", a-t-il précisé. Il a également réaffirmé la position du gouvernement : "Les étrangers, délinquants ou criminels, vous savez à quel endroit ils doivent se trouver : dehors."

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