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J-Y Morel : "Pour que le candidat sortant de la Possession soit réellement sortant"

Si l'on s'en doutait encore, le groupe "La Possession Avenir" l'a confirmé ce matin, la campagne des cantonales est bien lancée à la Possession. Dans les starting-blocks, Jean-Yves Morel et Françoise Sadon, opposants à la mairie, ont dressé un bilan peu flatteur de l'homme fort de la ville, Roland Robert. Revenant sur l'année presque écoulée de l'action de la majorité municipale, le duo semble néanmoins voir plus loin que le giron communal. Les regards se tournent vers 2011.
Ecrit par Ludovic Grondin – le vendredi 19 novembre 2010 à 15H03

"La longévité de notre maire et conseiller général est exceptionnelle", lance d'emblée ironiquement Jean-Yves Morel, du groupe La Possession Avenir. "Dans les mois qui viennent, nous ferons tout notre possible pour que le candidat sortant soit réellement sortant", dit-il sans ambages, accompagné de Françoise Sadon.

Ce matin, dans la ville de l'Ouest, Jean-Yves Morel et Françoise Sadon ont donc présenté "leur bilan" de la majorité municipale à quelques encablures de la présentation en conseil des orientations budgétaires pour l'exercice 2011.

Sur ce point, Jean-Yves Morel et Françoise Sadon n'y vont pas de main morte. Entre "des engagements non réalisés, des dépenses festives exagérées comparées à la situation des possessionnais ou encore une absence de gouvernance des associations", le groupe La Possession Avenir a clairement choisi l'offensive.

Les axes d'attaque sont rodés. L'augmentation de 5 % des impôts locaux n'y échappe pas. Celle-ci n'est supportée que par 5.000 foyers fiscaux sur les 14.000 que compte la commune. Parallèlement, les élus ont bénéficié d'une augmentation de leurs indemnités de l'ordre de 4 %.

 


Des frais de réception à 90.000 euros

Autre grief apporté par le groupe, la réduction en peau de chagrin du nombre de débats municipaux, passant de neuf en 2009 à six cette année. "Où sont passés les temps d'échanges sur l'action de la commune, en-dehors des conseils municipaux obligatoires ?", soupire Jean-Yves Morel, avant de demander à ce que le maire actuel rende des comptes du temps réel qu'il consacre à sa ville.

Ne souhaitant pas en rester sur l'image de la simple critique, Jean-Yves Morel avance ses pistes de réflexion. Pour lui, l'enveloppe de 321.000 euros consacrée à l'indemnité des élus aurait pu être amputée de 10 %. "Une manière pour les élus de donner l'exemple", rappelle-t-il, car "nous faisons le triste constat que ceux qui dictent la règle de la restriction budgétaire ne se l'appliquent pas à eux-même".

Jean-Yves Morel n'oublie rien, pas même les frais téléphoniques : "pourquoi une facture aussi élevée ? On pourrait diviser cette note de moitié". La facture 2010 s'élève pour la commune à 200.000 euros.

Autre ligne budgétaire qui est "passée du simple au double cette année" selon les deux acolytes, les fameux "frais de réception" ont coûté la bagatelle de 90.000 euros en 2010 à la commune.

 



"L'heure de la transparence pour Roland Robert est arrivée"

Continuant sur sa lancée, le duo retrace les échecs culturels de l'année. Quid du "Plateau festival, de la fête de la musique, de la soirée Océan indien ?". Jean-Yves Morel regrette par ailleurs une politique sportive défaillante "alors que Saint-Paul s'est doté en quelques années de deux nouvelles piscines, que s'est-il passé chez nous ?", se demande-t-il.

Préférant ne pas éluder la question sur le niveau de son implication pour la toute prochaine échéance électorale, Jean-Yves Morel s'est appliqué à rester sur son angle d'attaque actuel, celui de gestion municipale : "l'heure de la justification et de la transparence de toutes les actions de l'équipe de Roland Robert est arrivée".

 

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