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"Innocent comme l’agneau !"

Habitué aux mauvais coups et bien connu des gendarmes, un jeune homme de Saint-Benoît a été condamné ce jour pour des faits ayant tout de même coûté un mois d'ITT à sa victime. Compte-rendu d'audience de correctionnelle du mardi 20 octobre 2020 au tribunal de Champ fleuri.
Ecrit par zinfos974 – le mercredi 21 octobre 2020 à 07H44

30 jours d’ITT pour se faire chourrer son portable, avec des bugnes sévères sur tout le corps, c’est ce qu’a coûté à un jeune bénédictin le fait de se faire agresser par une bande de voyous patentés courant 2019 à Saint-Benoît.

« Passionnément ? A la folie ? »

Ce soir-là, à 19 heures, le mineur rentre chez lui après les cours au collège. Une bande de chauffés s’abat sur ses épaules, il reçoit une volée de coups de la part d’un sinistre individu qu’il a parfaitement reconnu. Ce gars lui vole son téléphone portable non sans avoir administré à sa victime une volée de coups sévères. Gnons, hématomes, contusions et un doigt cassé. 30 jours d’ITT, bigre !

Un doigt cassé pour un portable ; même pas de luxe ! Plus les coups de poings, de pieds, les attaques au sol… Le courage de la meute, comme toujours.

Au trombinoscope de la gendarmerie, le jeune gars reconnaît parfaitement son agresseur et ses dreadlocks.

Lors de son dépôt de plainte, déjà, la jeune victime avait été formelle : l’agression était due à « une bande de Mahorais (sic !), cinq gars qui sévissent dans le coin ». Des individus connus comme le tangue blanc selon les enquêteurs.

L’accusé, qui comparaissait entre ses gardiens de la gendarmerie, nie tout, absolument tout. Il n’a rien fait, rien vu, rien entendu, rien compris. D’ailleurs, pourquoi est-il là cet après-midi, il en est encore à se le demander.

« Je n’ai rien fait, rien volé, je n’ai frappé personne ».

« Donc, vous êtes innocent comme l’agneau qui vient de naître ? s'enquiert le président Molié. Passionnément ? A la folie ? Rien du tout ?… » ajoute un président très en verve devant cette tentative d’enfumage.

« Pourquoi vous être enfui de la gendarmerie ? »

Avec la patience d’un castor construisant son barrage, le président met l’accusé devant ses contradictions.
« Comment se fait-il qu’on a retrouvé la carte SIM de votre maman dans le téléphone volé à la victime et qu’on a retrouvé en votre possession ? » Pas d’explication.

« Pourquoi, lors de votre convocation à la gendarmerie, vous vous êtes enfui sans attendre qu’on vous interroge ? » - « Parce que j’étais en formation ».

« Qui donc a volé ce téléphone ? » - « C’est mon cousin ». Un cousin qui s’appelle l’Arlésienne car personne ne semble le connaître sinon l’accusé.

Arrivé menotté au tribunal car titulaire de moult reproches judiciaires, l’accusé ne se souvient de rien, ne sait rien, nie tout et accuse ses parents et la Terre entière. Son CV,  chargé comme la mule du Pape (vols aggravés, violences diverses et variées autant qu’aggravées) ne plaide guère en sa faveur mais si on comptait sur ça pour le déstabiliser…

« Votre victime vous a formellement identifié, lui susurre le président. - Daoir li la trompé ! - La victime est donc myope alors ? Mais pourquoi accuser votre cousin ? - Il habitait chez maman à ce moment… »

On n’en saura pas plus. Malgré les évidences, les preuves, les témoignages, Chaouki nie tout, tout, tout.

Ce qui n’a pas empêché, malgré le talent de Me Chantal Laguerre, qu’il s’en reparte pour un an au 4-étoiles de Domenjod.

 

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